Le PDG d'Orange répond aux attaques "injustes" reçues depuis l'arrivée de Free

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Le PDG d'Orange répond aux attaques "injustes" reçues depuis l'arrivée de Free
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Stéphane Richard a été auditionné par la Commission des affaires économique de l'Assemblée

Après le "buzz" créé par l'arrivée de Free mobile et de ses prix cassés, l'heure est à la mise au point pour Orange... Auditionné mercredi matin par la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, Stéphane Richard, PDG du groupe a tenu à "rappeler quelques réalités du marché" car "beaucoup de choses ont été dites", et notamment "des contre vérités", selon lui. "J'ai été un peu chagriné d'entendre que (...) l'industrie du mobile en France est une industrie de rendement et pas d'investissement, et tout cela me paraît notoirement faux", a regretté Stéphane Richard. Le PDG a ainsi rappelé que, d'après les chiffres de l'Arcep, entre 2006 et 2010, le montant moyen des tarifs du mobile a reculé de 12% alors que d'autres services offerts aux français comme les péages, le métro ou l'électricité ont augmenté de plus de 10%. Suite à l'offensive de Free, Orange a abaissé les tarifs de son offre low-cost "Sosh". "Quand on me demande aujourd'hui 'pourquoi on a pas baissé les prix avant ? je trouve cela particulièrement injuste", a ajouté Stéphane Richard, rappelant que l'année dernière, tous les opérateurs n'ont pas répercuté sur le consommateur la hausse de 7 points de TVA imposée par le gouvernement (offre "triple play"). Sur le niveau des marges d'Orange, "il est dans la moyenne basse (...) de l'ordre de 35% et non pas 50% ou 60% comme je l'ai entendu", a martelé Stéphane Richard. Un niveau qui "a permis (...) d'investir comme il le fallait pour construire des réseaux de téléphonie mobile (...) parmi les plus développés". En outre, France Télécom investit chaque année l'équivalent de 800 millions d'euros en recherche et développement, soit "un peu plus que la marge dégagée par Iliad", maison-mère de Free.