Le nombre de défaillances "historiquement" élevé en 2013

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Le nombre de défaillances "historiquement" élevé en 2013
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Le secteur de la construction est particulièrement touché, s'alarme la Coface.

"L'année 2013 devrait être historiquement élevée en termes de défaillances", écrit Coface dans sa dernière note de conjoncture. L'établissement d'assurance-crédit s'inquiète particulièrement de la situation du secteur de la construction. Moins d'emplois détruits Sur les dix premiers mois de l'année, Coface a recensé 52.222 défaillances. Un chiffre en hausse de 4,2% par rapport à 2012 et "proche de celui observé sur la même période en 2009 (52.589)", précise l'étude. Sur les douze derniers mois, elles s'établissent à 62.431. Un chiffre là encore en hausse... En revanche, le co�"t estimé de ces fermetures d'entreprises est en repli de 7,4% à 4,25 milliards d'euros sur cette même période. Coface constate également que le nombre d'emplois menacés est moins élevé (-3,3% à 196.564). Cependant "on note toujours en septembre et octobre des redressements judiciaires associant un nombre d'emplois important comme LH2 (spécialisée dans les études de marché), Call Expert (activitésde centres d'appels), et Guigard et associés (services de déménagement)", précisent les auteurs de l'étude. Danger pour la construction! L'étude Coface s'est penchée sur le secteur de la construction, qui, historiquement est davantage confronté aux défaillances d'entreprises que les autres activités. A lui seul, il concentre 30% (32,9% à la fin octobre 2013) des fermetures d'entreprises en France, contre 7% pour l'automobile ou 9% pour la distribution. Sur les douze derniers mois, le secteur a ainsi essuyé plus de 20.000 défaillances (+5,1%). "Cette hausse est liée notamment à la forte diminution des permis de construire (-16% à fin septembre, sur douze mois)", souligne l'étude. En termes de co�"t, l'année 2012 et "certainement 2013" s'annoncent records. En cause: les défaillances touchent des entreprises de plus en plus grandes et anciennes, "rendues vulnérables par la durée de la crise", "même si le secteur reste dominé par les micro-entreprises", temporise la Coface. A cette fragilité, s'ajoute le manque de débouchés. "Les entreprises sont confrontées à une demande en berne, comme l'atteste le léger repli des prix immobiliers". L'organisme table ainsi sur une hausse de 10% des défaillances dans le secteur en 2014.