"Le Made in France" aurait-il réellement un impact positif sur l'emploi ?

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"Le Made in France" aurait-il réellement un impact positif sur l'emploi ?
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Côté pouvoir d'achat, les Français perdraient entre 100 et 300 euros par mois, si les biens importés étaient substituer par des biens importés.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg a voulu faire la promotion du 'Made in France'... Mais que co�"terait au consommateur le fait de remplacer les produits importés par des biens hexagonaux ? Le CEPII, centre de recherche et d'expertise sur l'économie mondiale a réalisé une étude sur le sujet, dévoilée par 'Les Echos'. Perte du pouvoir d'achat Bilan : le co�"t de notre panier moyen de consommation augmenterait de 100 à 300 euros par mois, en se basant sur les données 2010. Sur un an, ce surco�"t serait compris entre 1.270 euros et 3.770 euros par ménage, contre environ 1.000 euros et 2.500 euros en 2007. Par type de biens, "les sacs et articles de voyages" représenteraient 24% du surco�"t suivis par "les appareils électriques et machines (10%)" et "les vêtements hors bonneterie" (6%). "Ce chiffre très élevé souligne que ces importations, qui ne représentent qu'un quart de nos approvisionnements, jouent un rôle décisif en matière de pouvoir d'achat", font remarquer les auteurs de l'étude. Ces derniers précisent cependant que si un produit co�"te plus cher, le consommateur aura aussi tendance à le changer moins fréquemment. Quel impact sur l'emploi ? "On peut être tenté d'opposer à la baisse du co�"t du panier de consommation les emplois qui seraient créés par les entreprises fabriquant des substituts aux biens de consommation importés", remarquent les auteurs. Mais, si ces derniers sont produits en France, les acheteurs pourraient modifier la composition de leur panier de biens et services. Le centre de recherche, estime donc qu'en augmentant la dépense sur les produits, la part du budget des ménages consacrée aux services pourrait reculer. Or, "il est tout à fait possible que le contenu en emplois des services, par euro de valeur ajoutée, soit plus important que celui des usines robotisées fabriquant les substituts aux biens importés dans les secteurs confrontés à la concurrence des pays à bas salaires", conclut l'étude...