Le livret A, objet de débat dans la campagne présidentielle, confirme son succès

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Le livret A, objet de débat dans la campagne présidentielle, confirme son succès
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La collecte s'est établie à 7,17 milliards d'euros...

Le succès du livret A ne se dément pas...! Sur les trois premiers mois de l'année, sa collecte sur le livret d'épargne s'est établi à 7,17 milliards d'euros, d'après les données communiquées lundi par la Caisse des dépôts (CDC). L'encours global s'élève désormais à 224 milliards d'euros contre 216,9 milliards fin 2011 et 195,3 milliards fin 2010. Le livret de développement durable (LDD), anciennement le Codevi, affiche quant à lui une collecte nette de 1,27 milliardd'euros pour le mois de mars et de 8,24 milliards sur l'ensemble du premier trimestre 2012. L'assurance-vie souffre de la concurrence du livret A et du LDD. Sur les trois premiers mois de l'année, le solde de l'assurance-vie est ressorti à -2 milliards d'euros, la collecte s'établissant à 31,4 milliards d'euros, alors que les prestations versées se sont élevées à 33,4 milliards d'euros, d'après les chiffres communiqués la semaine dernière par la Fédération française des sociétés d'assurance. Surfant sur le succès du livret A, François Hollande propose s'il est élu, de doubler le plafond du livret A de 15.300 euros à 30.600 euros afin de financer le logement social. La CDC utilise en effet la ressource du livret A pour accorder des prêts aux organismes sociaux de l'habitat. Une mesure critiquée dans la majorité présidentielle actuelle. "Il n'y a pas de rapport entre le plafond du Livret A et la construction de logements sociaux. S'il y a plus d'argent, ça fait potentiellement plus d'endettement pour les bailleurs sociaux", avait déclaré le secrétaire d'Etat au logement Benoist Apparu sur Europe 1, le 25 janvier dernier. Dans une interview accordée au journal des finances 'Investir' au début du mois, Nicolas Sarkozy a estimé que la mesure serait "injuste". Elle "profiterait aux plus aisés (seuls 9% des livrets sont au plafond) et pénaliserait le financement des entreprises françaises", avait-il déclaré.