Le gouvernement veut toujours inverser la courbe du chômage d'ici fin 2013

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Le gouvernement veut toujours inverser la courbe du chômage d'ici fin 2013
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Les propos de François Hollande ont semé le doute ce weekend...

Le gouvernement a-t-il abandonné son objectif de faire repartir le chômage en baisse d'ici la fin de l'année ? "Je n'ai pas l'impression, moi, que l'objectif de l'inversion de la courbe du chômage soit un objectif abandonné, bien au contraire", a déclaré Jérôme Cahuzac sur Europe 1 ce lundi, en réponse à des déclarations de François Hollande ce weekend, au Salon de l'agriculture. "2013 ça va jusqu'au 31 décembre", a expliqué le ministre du Budget. "Nous devons inverser la courbe du chômage car c'est une question de confiance pour nos concitoyens", a estimé Jérôme Cahuzac. "Si cette confiance n'est pas rétablie pour eux, si elle ne l'est pas parfaitement pour les entreprises, alors nous ne parviendrons pas à bénéficier de la croissance que notre pays peut générer." L'année 2013 sera marquée par une progression du chômage Pourtant, François Hollande semble ne plus croire à ce but, comme le montrent implicitement ses propos ce weekend. "C'est un objectif et j'ai demandé au gouvernement de mobiliser tous les moyens pour l'atteindre. S'il n'y a pas d'objectif, il n'y a pas de volonté et moi je ne me résigne pas", a-t-il déclaré, cité par Reuters, en marge du Salon de l'agriculture.  Avant d'ajouter : "C'est vrai qu'avec une croissance faible, 0,1%, l'année 2013 sera marquée par une progression du chômage". Un changement de ton, alors que le chef de l'Etat, mais aussi son équipe, ont répété à de nombreuses reprises leur volonté de faire reculer le chômage avant la fin de l'année. François Hollande avait même dit, lors de ses voeux le 31 décembre, vouloir y parvenir "coûte que coûte"... Mais il se défend néanmoins de baisser les bras. Face aux journalistes, il a repris les prévisions de croissance annoncées vendredi par la Commission européenne. "En 2014, nous serions sur une reprise à l'échelle de l'Europe avec une estimation supérieure à 1,0%, 1,2%, même peut-être 1,4% (du PIB) pour la zone euro. A partir de là, pour pouvons commencer à créer de l'emploi", a-t-il estimé. "Donc si nous arrivons à accélérer la reprise, à anticiper la reprise, cet objectif (d'inversion de la courbe du chômage) peut-être atteint. Il peut l'être aussi si nous parvenons à bien utiliser les instruments que le gouvernement a mis en place."