Le gouvernement pris entre deux feux sur l'accord compétitivité emploi

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Le gouvernement pris entre deux feux sur l'accord compétitivité emploi
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Le Medef et la CGT font pression...

C'est ce lundi que le gouvernement doit remettre aux partenaires sociaux et au Conseil d'Etat, son avant-projet de loi retranscrivant l'accord sur l'emploi signé le 11 janvier dernier par le patronat et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, la CFTC) sur les cinq, ayant participé aux négociations. Le Medef et la CGT, qui n'a pas signé cet accord sont déjà montés au créneau. Laurence Parisot prête à retirer sa signature ? D'après 'Le Figaro' daté de jeudi dernier, la patronne du Medef, Laurence Parisot s'oppose notamment à la réintroduction, par le ministère du Travail, de "la clause de désignation" dans l'article visant à généraliser les complémentaires santé. Une rédaction qui contraindrait les entreprises à retenir le prestataire recommandé par la branche. La mise en place de droits rechargeables pour les chômeurs, rendue "obligatoire", alors qu'elle est conditionnée dans l'accord à la réalisation d'études d'impact préalables chiffonnerait aussi la représentante du Medef. L'organisation appelle donc à ce que l'accord soit scrupuleusement respecté. "Ce n'est pas une lubie de partenaires sociaux mais le sens et l'avenir de la démarche qui sont en jeu : modifier des dispositions de l'accord en romprait l'équilibre global, mettrait en cause l'efficacité des mesures et dissuaderait les acteurs de s'engager à nouveau dans cet exercice salutaire pour la démocratie", déclarait encore dans 'Le Figaro', le négociateur du Medef sur la réforme du marché du travail, Patrick Bernasconi. La CGT ne veut pas de cet accord De son côté, la CGT, qui n'a pas signé l'accord, appelle les députés à ne pas le transcrire dans la loi. "Le gouvernement s'était engagé à ce que le CDI redevienne la norme, à favoriser l'accès des jeunes à l'emploi, à sécuriser le travail... Mais avec cet accord, les employeurs ont sécurisé les licenciements, les salariés n'ont aucune garantie sauf celle de voir leur salaire baisser et de renoncer aux recours juridiques", a fustigé, dans une interview au JDD, Thierry Lepaon, qui sera en mars prochain le nouveau responsable de l'organisation syndicale.