Le gouvernement lance le statut "d'étudiant-entrepreneur"

  • A
  • A
Le gouvernement lance le statut "d'étudiant-entrepreneur"
Partagez sur :

L'objectif est d'atteindre en quatre ans "20.000 créations ou reprises d'entreprises par des jeunes issus de l'enseignement supérieur...

Combler le "déficit de culture entrepreneuriale en France".... C'est l'objectif de la ministre de l'Enseignement supérieur Geneviève Fioraso, qui a dévoilé mardi son plan d'actions, en visite à l'incubateur de l'Université de Marne-la Vallée. L'objectif est d'atteindre en quatre ans "20.000 créations ou reprises d'entreprises par des jeunes issus de l'enseignement supérieur". "Nous faisons le constat d'un déficit de culture entrepreneuriale en France, notamment d�" à un manque de formation et de sensibilisation à cette question. Ce déficit est aussi d�" aux méthodes pédagogiques françaises qui privilégient les performances individuelles au détriment du collectif et de la recherche", a expliqué la ministre dans son discours de présentation. Statut "étudiant-entrepreneur" La réforme phare, dont l'idée avait été lancée en avril par François Hollande, est la création d'un statut "étudiant-entrepreneur" pour les étudiants ou jeunes diplômés porteurs de projets de création d'entreprise. Il doit permettre aux jeunes concernés "de continuer à bénéficier du statut d'étudiant, et des droits sociaux associés, par le biais d'une inscription au sein d'un diplôme d'université (DU) 'Création d'Entreprises Innovantes et Entrepreneuriat'", explique le ministère. Cette nouvelle politique doit également passer par la généralisation des formations à l'entrepreneuriat et à l'innovation dans toutes les filières, dès la licence, puis en master et en doctorat. "La nouvelle nomenclature des diplômes donnera de la visibilité à ces formations, avec les mentions de master 'Entrepreneuriat et management de projets' et 'Management de l'innovation', peut-on lire dans un communiqué de l'équipe de Geneviève Fioraso. Une trentaine de PEPITE Le gouvernement souhaite par ailleurs lancer un appel à projet, pour la constitution d'une trentaine de Pôles Etudiants "pour l'Innovation, le Transfert et l'Entrepreneuriat (PEPITE) sur la période 2013-2016. "L'enjeu est de créer une trentaine de PEPITE, un par communauté d'universités et d'établissements", précise le ministère. "Les PEPITE auront un rôle de coordination pour la mise en place et la mutualisation des formations à l'entrepreneuriat et à l'innovation", d'après les auteurs de ce plan, qui précisent que ces pôles auront "également un rôle d'accompagnement des porteurs de projets" et "devraient permettre de développer les incubateurs ou espaces de co-working au sein des universités". Un prix 'Tremplin Entrepreneuriat Etudiant' sera également créé : les meilleurs projets issus des PEPITE pourront se présenter au concours national d'aide à la création d'entreprises du MESR, qui proposera dès l'édition 2014 à travers cette nouvelle catégorie. Jusqu'à 50 lauréats pourront tenter d'obtenir un prix de 10.000 euros pour la catégorie "création-développement", et de 5.000 euros pour la catégorie "émergence".