Le gouvernement hausse le ton dans la guerre des prix alimentaires

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Le gouvernement hausse le ton dans la guerre des prix alimentaires
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Il promet des "sanctions extrêmement fermes".

La guerre des prix dans l'alimentaire inquiète le gouvernement, qui avait convoqué jeudi les principaux acteurs du secteur. Des tensions sont en effet apparues ces dernières semaines avec la grande distribution, les professionnels de l'agroalimentaire dénonçant des pratiques abusives dans la relation commerciale entre les parties. "Les enquêtes de la DGCCRF ces dernières semaines semblent indiquer l'existence d'abus et de pratiques en contradiction avec la loi depuis début 2014 : demande de baisse de tarif au lendemain de la signature du contrat, demandes de ristournes non prévues au contrat et sous la menace de rupture de déréférencement, remises différées supplémentaires, rétrocessions de chiffre d'affaire injustifiée, promotions additionnelles et non prévues, etc", peut-on lire dans un communiqué publié par Bercy, le ministère de l'Agroalimentaire et le secrétariat d'Etat au Commerce. Filières en danger "De telles pratiques sont inacceptables", écrivent les ministres, qui promettent qu'elles "seront sanctionnées de manière extrêmement ferme, par le biais d'assignations ou par les nouvelles amendes administratives créées dans la loi consommation". Le gouvernement rappelle que chacune des parties se doit de respecter le cadre défini par la LME (loi de modernisation de l'économie), qui vient d'être réexaminée et renforcée dans la loi consommation de mars 2014 (loi Hamon). Le document transmis par le ministère à l'issue de la réunion montre par ailleurs que les distributeurs ont été interpellés "sur la nécessité de démarches plus constructives, notamment de mise en avant de l'origine France", notamment pour les filières fruits et légumes, viandes, lait, oeufs, produits de la mer, fragilisées cette année.