Le gouvernement défend sa position dans "l'affaire Cahuzac"

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Le gouvernement défend sa position dans "l'affaire Cahuzac"
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François Hollande aussi est intervenu à la télévision...

"L'affaire Cahuzac" n'a pas fini de provoquer des remous... François Hollande a réagi, dans une courte allocution enregistrée diffusée à la mi-journée, après les "aveux" de son ex-ministre du Budget, qui a reconnu détenir des avoirs sur des comptes à l'étranger, alors qu'il l'avait nié durant quatre mois. Le Chef de l'Etat a parlé de faute impardonnable et d'un outrage fait à la République. Il a promis toute la lumière sur l'affaire, et soutenu que Jérôme Cahuzac n'a bénéficié d'aucune protection autre que celle de la présomption d'innocence dans cette affaire. François Hollande a ensuite annoncé trois mesures en réaction. D'une part, le renforcement de l'indépendance de la justice, via la réforme du Conseil supérieur de la magistrature actuellement en cours. D'autre part, le renfort de la lutte contre les conflits entre intérêts publics et privés, avec un projet concernant la publication du patrimoine des ministres et des parlementaires. Enfin, le Président a proposé l'interdiction de mandats publics pour les élus condamnés pour fraude fiscale ou corruption. Explications Le Premier ministre lui a emboîté le pas, lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale : "Lorsque nous avons constitué le gouvernement, le président de la République et moi-même, croyez-vous qu'ayant le moindre soupçon nous aurions proposé à Jérôme Cahuzac de devenir ministre du Budget, c'est-à-dire chargé du contrôle fiscal ?", a demandé le Premier ministre. Christian Jacob, le "patron" des députés UMP, a de son côté sommé Pierre Moscovici d'assurer qu'il n'avait pas utilisé l'administration fiscale pour essayer de blanchir Jérôme Cahuzac. Le ministre de l'Economie avait en effet évoqué un document blanchissant apparemment l'ex-ministre du Budget. Avant lui, le député UMP Claude Goasguen avait jugé que Pierre Moscovici n'avait pas fait le nécessaire pour découvrir la vérité, réclamant sa démission "dans les plus brefs délais". "Si vous voulez à tout prix chercher une mise en cause, je trouve que vous frappez vraiment à la mauvaise porte car nous n'avons rien cherché à blanchir, à couvrir ou à excuser ou à innocenter", a répliqué Pierre Moscovici. "Au contraire, cette administration et moi-même avons été constamment au service de la vérité, de toute la vérité et c'est cela que nous avons fait, j'en suis fier", a-t-il ajouté.