Le gendarme américain de l'énergie inflige une lourde amende à la Barclays

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Le gendarme américain de l'énergie inflige une lourde amende à la Barclays
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La sanction s'élève à près de 488 millions de dollars...

Le gendarme du marché de l'énergie américain est à son tour tombé sur la banque britannique Barclays, en lui infligeant, ainsi qu'à quatre de ses courtiers, la bagatelle de 487,9 millions de dollars d'amendes (environ 371,5 millions d'euros), dans le cadre d'une affaire de manipulation des marchés de l'énergie. La sanction se décompose en 453 millions de dollars de dommages et intérêts au civil, et 34,9 millions de dollars à verser à des programmes d'aide au paiement des factures énergétiques en Californie, Arizona, Oregon et dans l'Etat de Washington. Après le Libor La commission fédérale de régulation de l'énergie (Ferc) inflige cette amende à la banque "pour avoir manipulé les prix de l'électricité en Californie et dans d'autres marchés de l'ouest (des Etats-Unis) de novembre 2006 à décembre 2008?".Il est reproché aux traders de la banque d'avoir, entre 2006 et 2008, passé des ordres, souvent à perte, pour faire évoluer les indices énergétiques ouest-américains selon leurs souhaits et dégager des bénéfices sur d'autres produits dérivés détenus. Barclays estime que la décision est unilatérale et manque de base légale. Elle a prévu d'étudier les voies de recours possible. Cette sanction s'ajoute à d'autres "affaires" qui ont terni la réputation de la banque britannique ces dernières années. En juin 2012, Barclays a accepté de verser un total de 450 millions de dollars aux régulateurs américain et britannique pour mettre fin aux allégations selon lesquelles des employés de la banque auraient cherché à manipuler le taux interbancaire Libor. Conséquence de ce paiement, le directeur général de Barclays, Bob Diamond, a d�" quitter ses fonctions, mais l'affaire ne s'arrête pas là, puisque Londres et Washington envisagent toujours une action contre d'ex-employés de l'établissement.