Le G20 exhorte l'Europe à l'action, les "BRIC" se mobilisent !...

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Le G20 exhorte l'Europe à l'action, les "BRIC" se mobilisent !...
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Depuis hier, la crise de l'Euro domine les discussions du sommet de Los Cabos au Mexique...

La crise de l'Euro domine les discussions du sommet du G20 de Los Cabos au Mexique depuis lundi. Pressée de toutes parts de régler enfin sa crise à la racine et de relancer son économie, l'Europe a aussi reçu un signal positif de la part des pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Ceux-ci ont ainsi précisé ou confirmé, hier soir, leur apport au FMI en faveur de la résolution de la crise de l'Euro : ainsi, la Chine abondera à hauteur de 43 milliards de dollars, tandis que les trois autres BRIC apporteront chacun 10 milliards de dollars... Au total, les promesses confirmées auprès du FMI atteignent désormais 456 milliards de dollars (362 milliards de dollars), contre une estimation d'environ 430 milliards de dollars faite à la fin avril. Par ailleurs, depuis cette nuit, un projet de communiqué final du G20 circule dans l'entourage des dirigeant mondiaux : ce texte met l'accent sur la croissance économique, et exhorte l'Europe à prendre des mesures ambitieuses pour résoudre sa crise et augmenter la puissance de son "pare feu" financier pour stopper la contagion. Malgré une accalmie lundi sur le front de la Grèce après les élections législatives de dimanche, l'inquiétude des marchés est montée d'un cran sur l'Espagne, dont les taux d'intérêts à 10 ans se sont envolés au dessus de 7% pour la première fois depuis l'entrée du pays dans la zone Euro. Le projet de communiqué final stipule ainsi que le G20 "s'engage à prendre les mesures nécessaires pour renforcer la croissance mondiale et restaurer la confiance" et qu'en cas d'aggravation de la crise, "les pays disposant de suffisamment de marge de manoeuvre budgétaire sont prêts à coordonner et mettre en place les mesures budgétaires appropriées pour soutenir la demande intérieure". Ces pays ne sont pas nommés, mais la Chine et l'Allemagne font partie des rares Etats qui disposent encore d'une marge de manoeuvre en la matière, même si la chancelière allemande Angela Merkel s'y est opposée jusqu'ici... Dans la soirée, Barack Obama a cependant laissé entendre que des progrès étaient possibles du côté de Berlin, en se disant "encouragé" par une discussion qu'il a eue avec Mme Merkel... Le porte-parole du président américain a précisé que "le président a été encouragé par ce qu'il a entendu concernant les discussions en cours en Europe à propos de la voie sur laquelle les dirigeants européens sont engagés pour résoudre la crise"...