Le Dollar poursuit sa dégringolade à l'approche du 2 août

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Le Dollar poursuit sa dégringolade à l'approche du 2 août
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Républicains et démocrates ne sont toujours pas parvenus à un compromis sur la dette...

Plus le temps s'écoule et plus le dollar glisse alors que les débats sur la dette américaine qui ne trouvent toujours pas d'issue favorable aux Etats-Unis en vue de la date-butoir du 2 août prochain. L'euro en profite pour retrouver le niveau des 1,45 dollar entre banques ce mardi matin, et le Yen franchit les 78 unités, malgré les doutes persistants entourant le plan de sauvetage de la Grèce décidé la semaine dernière à Bruxelles. Outre-Atlantique, Barack Obama a appelé de nouveau cette nuit républicains et démocrates à trouver un "compromis juste" sur la dette et les déficits américains pour éviter un défaut de paiement jugé "risqué et irresponsable" par la Maison Blanche : "Faire défaut sur nos obligations serait un résultat risqué et irresponsable. Nous risquerions de déclencher une grave crise économique, une crise provoquée presque entièrement par Washington", a déclaré Barack Obama dans une allocution à la Nation. Le président américain a encore estimé que le peuple n'avait pas à être la "victime collatérale" des "calculs politiques" du Congrès. "Le peuple américain a peut-être voté pour un gouvernement divisé, mais il n'a pas voté pour un gouvernement qui ne fonctionne pas". Les négociations bloquent donc toujours au parlement et les pistes pour tenter de relever la capacité d'emprunt des Etats-Unis, qui est actuellement à 14.300 milliards de dollars, restent sans issue. Rappelons que la date butoir est toujours fixée au 2 août, date à laquelle le pays ne sera plus en mesure d'assurer le service de sa dette en l'absence d'une autorisation par le Congrès d'emprunter plus... Les représentants républicains veulent toujours pousser la Maison blanche à accepter une importante baisse des dépenses publiques pour réduire le déficit avant d'approuver un relèvement du plafond de la dette. Les démocrates estiment quant à eux que les contribuables les plus riches doivent participer à l'effort pour augmenter les recettes... Un accord global combinerait une augmentation du plafond de la dette avec un plan à 10 ans pour réduire le déficit de 4.000 milliards de dollars, dont 800 milliards de nouvelles recettes et d'importantes réductions des dépenses.