Le développement des énergies renouvelables confronté à de nombreux obstacles

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Le développement des énergies renouvelables confronté à de nombreux obstacles
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La Cour appelle la France à simplifier le cadre juridique et à mieux orienter les mesures de soutien...

La France progresse sur le chemin des énergies renouvelables sans atteindre les objectifs fixés, en raison de l'accumulation de difficultés, souligne la Cour des comptes dans un rapport publié ce jeudi. Paris vise 23% en énérgie "verte" de la consommation finale brute à l'horizon de 2020, contre 10,3 % en 2005. Des co�"ts de production élevés Premier obstacle à la montée en charge des énergies renouvelables : Alors qu'ils sont en moyenne de 49,5 euros/MWh pour l'energie nucléaire, ceux de la filière éolienne terrestre sont compris entre 62 euros et 102 euros, et ceux de l'énergie solaire thermique peuvent grimper jusqu'à 689 euros, d'après les chiffres de l'ADEME. Pourtant, les prix des composants sont en constante baisse. "Pour la production de chaleur, les filières biomasse et géothermie présentent, dans certaines conditions, des co�"ts de production peu élevés", ajoute la Cour. Incohérence politique La Cour des comptes pointe également du doigt le manque de soutien et de suivi par l'Etat. "Son expertise des filières industrielles, des emplois et des co�"ts de production est insuffisante", souligne-t-elle. Le cadre juridique n'est pas adapté, rendant l'installation de ces nouvelles sources d'énergies difficile. A titre d'exemple, "il faut deux fois plus de temps pour implanter un champ d'éoliennes en France qu'en Allemagne", note le rapport. Enfin, les dispositifs de soutien proposés  sont "instables " et à efficacité variable (crédit d'impôt développement durable, subventions aux installations de production thermique renouvelable...). Concernant l'éco-prêt à taux zéro qui doit permettre aux propriétaires de logements de financer des travaux de rénovation, le rapport fait ainsi remarquer que le dispositif n'a pas atteint les objectifs quantitatifs initialement fixés. "La perspective de 400 000 éco-prêts par an à compter de 2013 apparaît fortement compromise", estiment les Sages. Pour atteindre ses objectifs, la France doit mettre en place une stratégie de long terme, prévient la Cour. Elle recommande notamment d'élaborer un dispositif centralisé du suivi statistique, de simplifier le cadre juridique ou encore de "réserver les moyens de soutien aux installations les plus efficientes compte tenu de leur co�"t, de leur part dans la production énergétique et de leur contenu en emplois".