Le Conseil européen s'apprête à signer le nouveau pacte budgétaire

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Le Conseil européen s'apprête à signer le nouveau pacte budgétaire
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La question du renforcement du pare-feu sera abordée mais aucune décision n'est attendue...

Les dirigeants de la zone euro tiendront demain et vendredi, un sommet marqué par la signature formelle du nouveau pacte de discipline budgétaire sur lequel se sont accordés 25 des 27 Etats de l'UE fin janvier. "Le niveau d'engagement des chefs de gouvernement et chefs d'Etat est de plus en plus fort. J'espère maintenant qu'il se traduira de manière effective", s'est félicité mercredi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Avec ce nouveau pacte, les Etats signataires devront inscrire une règle d'or budgétaire à respecter sous peine d'être automatiquement soumis à des sanctions. Il prévoit aussi deux sommets par an réservés aux membres de la zone euro, où seront discutées les questions de convergence économique et les stratégies liées à la monnaie commune. Certains reprochent à ce nouveau pacte l'absence d'un volet soutenant la croissance, ce qui a donné lieu à une grande journée de mobilisation dans toute l'Europe ce mercredi. Concernant le renforcement du pare-feu européen, José Manuel Barroso a une fois encore laissé entendre qu'aucune décision concrète ne serait prise lors de ce sommet. "Je suis convaincu que dans les semaines à venir, nous prendrons une décision qui assurera au FESF et MES, une puissance d'action suffisante", a-t-il souligné. Dimanche, les ministres des Finances des pays du G20 ont exhorté la zone euro à renforcer son mécanisme de pare-feu, et ce, avant même que les ressources du Fonds monétaire international soient accrues. Il s'agirait de coupler les deux outils pour porter sa force de frappe à 750 milliards d'euros. Pour l'heure, l'Allemagne reste réticente car elle estimerait que le MES qui doit prendre le relai du FESF cet été, est déjà doté de capacités suffisantes... "Ce Conseil européen devrait être moins dramatique que les précédents", a conclu José Manuel Barroso.