Le commissaire européen à la Concurrence tacle Arnaud Montebourg

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Le commissaire européen à la Concurrence tacle Arnaud Montebourg
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"Arnaud Montebourg n'est pas conscient de tout ce qui se passe dans son ministère. Il a une position très personnelle que je ne partage pas", estime Joaquin Almunia...

La joute verbale se poursuit entre Arnaud Montebourg et Joaquin Alumnia... Le ministre du Redressement productif multiplie les attaques contre le commissaire européen à la Concurrence, qui interdirait systématiquement selon lui les aides d'Etat en faveur des entreprises européennes au nom de la concurrence alors que Washington et Pékin utilisent largement cette arme pour gagner des parts de marché. "Arnaud Montebourg est isolé", lui répond Joaquin Almunia dans un entretien au 'Monde' daté de mercredi. "Lorsque je parle à d'autres interlocuteurs français, y compris au sein du gouvernement français, je n'entends pas le même discours, ni sur la forme ni sur le fond. Je reste serein face à ce type de déclarations exagérées, cette accumulation d'épithètes qui ne tiennent pas compte des faits", ajoute-t-il. "Je n'aime pas du tout cela" Et le commissaire européen ne mâche pas ses mots : "Arnaud Montebourg n'est pas conscient de tout ce qui se passe dans son ministère. Il a une position très personnelle que je ne partage pas : il est contre la mondialisation, il veut la défaire. C'est un partisan du nationalisme économique", déclare le Commissaire. "Je n'aime pas du tout cela. Il faut se souvenir de l'Histoire pour contrer certaines idées nationalistes, au moment où l'Europe commémore le centième anniversaire du début de la première guerre mondiale", tacle-t-il. Interrogé sur la Chine, que le ministre français évoque régulièrement pour mettre en avant les différences entre l'Europe et ce pays qui verse d'importantes aides d'Etat, Joaquin Almunia rappelle que "la Chine est un pays communiste (...). Il est vrai qu'il y a des soucis de compétitivité, comme les co�"ts énergétiques élevés - ce qui n'est pas le cas de la France. Il faut s'attaquer aux vrais problèmes, pas s'en prendre à des fantasmes", conclut-il.