Le boycott de la conférence sociale était une erreur, pour les Français

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Le boycott de la conférence sociale était une erreur, pour les Français
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62% d'entre eux estiment que les syndicats n'auraient pas du sécher ce rendez-vous en début de semaine.

Le boycott de la conférence sociale par une grande partie des syndicats était une erreur, pour les Français. Ainsi, 62% d'entre eux estiment que la CGT, Force ouvrière et la FSU n'auraient pas d�" sécher une partie des discussions lors ce rendez-vous en début de semaine. A l'inverse, 36% estiment qu'ils ont eu raison, tandis que 2% ne se prononcent pas, selon le dernier sondage Tilder-LCI-OpinionWay. "C'est un sérieux revers pour les syndicats et, en creux, une forme de soutien apporté à la fermeté affichée par l'exécutif. François Hollande s'est voulu ferme sur le refus de la 'perpétuelle surenchère' et sur la nécessité que les partenaires 'se rassemblent' et qu'ils aillent 'au bout de leurs engagements', commentent les auteurs de cette étude, estimant que "Manuel Valls, de son côté, n'a pas hésité à dire que la politique de la chaise vide 'ne faisait pas avancer les choses'". Hollande attendu sur l'emploi et les impôts L'institut de sondage a également interrogé les Français sur leurs attentes dans le discours que prononcera François Hollande le 14 juillet. En matière de politique économique et sociale, le sujet qu'il voudrait voir aborder en priorité est l'emploi, à 64%, devant la fiscalité des particuliers :(38% de citations), le déficit budgétaire (26%), la réforme de la fonction publique (18%), la fiscalité des entreprises (13%), et enfin le dialogue social (13%). "Les Français, pour le 14 juillet, veulent du concret, que le Président aborde des sujets qui les concernent vraiment, au quotidien. En l'occurrence, l'emploi et leur pouvoir d'achat à travers la fiscalité des particuliers. François Hollande sait donc à quoi s'attendre s'il veut être entendu et c'est d'ailleurs peut-être pour cela que Manuel Valls a annoncé lors de la clôture de la Conférence sociale qu'une baisse des impôts pour les classes moyennes était à l'étude pour 2015", analyse Tilder.