Lakshmi Mittal justifie ses choix sur Florange face à ses salariés

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Lakshmi Mittal justifie ses choix sur Florange face à ses salariés
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Très contesté, le patron d'ArcelorMittal a rédigé une lettre diffusée au sein de l'entreprise...

Accusé de mensonges par les salariés de Florange, exhorté par le gouvernement à tenir ses promesses, le patron d'ArcelorMittal s'explique dans une interview diffusée au sein de son entreprise. Dans ce document, révélé par Europe1, Lakshmi Mittal revient sur plusieurs points de crispation, pour tenter de faire preuve de sa bonne foi. Pas de plan social Alors que le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a accusé le groupe de ne tenir "aucun de ses engagements", Lakshmi Mittal explique ne pas contrevenir aux accords passés. "En 2006, Mittal Steel a présenté un plan au gouvernement français. Il précisait que le dernier haut fourneau de Florange fermerait en 2010", rappelle-t-il. Conjoncture économique aidant, les hauts-fourneaux ont continué de tourner après cette date, mais désormais les perspectives "ne sont plus favorables". Europe1 rappelle néanmoins que Lakshmi Mittal 'avait promis, en 2010, 300 millions d'euros d'investissement pour Florange à Nicolas Sarkozy", qui n'ont jamais été versés. Lakshmi Mittal revient également sur son accord avec le gouvernement, qui stipule l'arrêt provisoire et le non-démantèlement des hauts fourneaux pendant six ans. "Nous avons accepté d'investir 180 millions d'euros dans le site au cours des cinq prochaines années. Nous avons accepté de maintenir l'activité emballage à Florange pendant au moins cinq ans", écrit-il, rappelant que Florange ne subira pas de plan social. Pas de mention d'Ulcos Arnaud Montebourg avait évoqué l'offre d'un repreneur, mais pour l'ensemble du site. Lakshmi Mittal, lui, reste sur sa position. Il assure avoir "pris l'engagement vis-à-vis du gouvernement français d'accepter les offres d'achat des hauts fourneaux" mais "aucune offre n'a été reçue à ce jour". Il évoque les "pressions considérables de la part des syndicats sur le gouvernement pour "une vente de l'intégralité du site, et même une nationalisation forcée". Pas de mention en revanche du projet Ulcos, pour la production d'acier à faibles émissions de carbone. Les syndicalistes n'ont pas caché leur colère après avoir appris jeudi qu'ArcelorMittal retirait la candidature du site pour le premier appel d'offres du projet européen. Le géant de l'acier et le gouvernement n'ont pas tardé à réagir, assurant que le projet Ulcos n'était pas abandonné à long terme malgré le retrait de cette candidature.