Lagarde juge que les banques peuvent se recapitaliser elles-mêmes

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Lagarde juge que les banques peuvent se recapitaliser elles-mêmes
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La directrice générale du FMI juge par ailleurs que le FMI dispose des moyens appropriés

Interrogée ce matin sur Europe 1, la directrice générale du FMI Christine Lagarde s'est félicitée du consensus en Europe sur la recapitalisation des banques. "Je me réjouis que tous les intervenants, que ce soient les autorités de supervision, la BCE, la Commission européenne, les banques elles-mêmes, disent que c'est vrai, il faut renforcer les banques", a déclaré Christine Lagarde, qui avait suggéré cette recapitalisation dés cet été, s'attirant de nombreuses critiques. "La priorité c'est évidemment que ces banques puissent aller chercher des capitaux auprès de leurs actionnaires, qu'elles intègrent des réserves dans leurs capitaux et qu'en dernier ressort, si ce ces moyens n'étaient pas disponibles, qu'un formule plus collective soir mise en place, y compris avec l'intervention des Etats"; at-tell ajouté. "Mais je pense que beaucoup de banques aujourd'hui peuvent mettre en réserve et faire appel à leurs actionnaires". "Le FMI dispose des moyens appropriés", a-t-elle déclaré, alors que plusieurs voix, notamment au sein du G20, se sont élevées ce weekend pour augmenter ses ressources du Fonds. La patronne du FMI a indiqué qu'elle n'avait "pas de chiffres en tête", mais que son principe était celui de "l'adéquation entre les ressources du Fonds et les besoins, et aujourd'hui, je suis en situation d'adéquation". Interrogée sur le verdict des experts du FMI, qui sont resté à Athènes plusieurs semaines pour décider ou non d'accorder une aide supplémentaire de 8 milliards d'euros préparent leur rapport de retour de Grèce, Christine Lagarde a déclaré que "les Grecs ont beaucoup travaillé, ils ont réduit leur déficit l'année dernière de presque 5 points, ce qui est un effort colossal. Ils doivent continuer à agir et nous nous sommes mis d'accord avec eux sur un certain nombre d'actions complémentaires qui, si elles sont bien mises en oeuvre nous amèneront à approuver la situation et débloquer la tranche suivante, si les conditions de financement de la Grèce son bien clarifiées et si mon conseil d'administration est d'accord".