La zone euro accouche d'un accord après une longue nuit de négociations

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La zone euro accouche d'un accord après une longue nuit de négociations
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L'accord sera conclu entre les 17 Etats membres et non les 27...

La première journée du sommet européen destiné à poser de nouvelles bases pour la région et à stabiliser la situation économique des Etats Membres était plutôt une première nuit, puisque les discussions ont démarré hier soir et qu'elles ne se sont achevées que vers 5h00 du matin. Voici les grandes lignes des informations parues depuis, qui s'appuient sur les déclarations d'Angela Merkel, David Cameron, Mario Draghi ou Nicolas Sarkozy au sortir du sommet (avec Bloomberg) : * Angela Merkel (chancelière allemande) : l'Union Européenne va créer une "nouvelle union fiscale" qui permettra de créer une "union de stabilité" en introduisant un mécanisme de "frein" de la dette des pays de la zone euro et de tous ceux qui voudront s'y joindre. Par ailleurs, les pays de l'Union vont apporter 200 Milliards d'Euros au FMI via des lignes de crédit bilatérales pour que l'organisation constitue un soutien de second rang à la région au besoin. 150 MdsE devraient être apportés par les banques centrales des pays membres de la zone euro et 50 MdsE par des banques centrales d'autres pays de l'union. * Mario Draghi (gouverneur de la BCE) : le sommet est "un grand succès" qui va poser les bases d'une harmonisation fiscale et d'une politique économique disciplinée pour la zone euro. Le dirigeant concède qu'il faudra encore du travail. * Nicolas Sarkozy (président français) : l'accord attendu à l'issue du sommet se fera avec les 17 membres de la zone euro et non à 27, en raison des "conditions inacceptables" posées par le Royaume-Uni pour adhérer aux idées développées. Les autres membres de l'Union peuvent rejoindre sur la base du volontariat les pays qui partagent l'euro. Le premier ministre britannique, David Cameron, aurait demandé à ce que son pays soit exempté de la réglementation sur les services financiers, ce que les autres nations ont refusé. Le changement de Traité voulu par la France et l'Allemagne, qui devait recueillir l'unanimité des 27 membres de l'union, a donc été écarté au profit d'un Traité complémentaire. Par ailleurs, c'est la BCE qui sera chargée de la gestion du mécanisme européen de stabilité et du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF, ou EFSF selon l'acronyme anglo-saxon). * David Cameron (premier ministre britannique) : "je suis heureux de ne pas faire partie de la zone euro", a-t-il déclaré, en ajoutant que son pays n'en fera jamais partie. Le nouvel accord proposé cette nuit n'est pas dans l'intérêt du Royaume-Uni, qui l'a donc refusé, même si le premier ministre a souhaité le meilleur pour la région et a considéré que des progrès avaient été accomplis dans la résolution de la crise.