La voiture, transport en commun de demain ?

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La voiture, transport en commun de demain ?
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73% des Européens voient le covoiturage et l'auto-partage se développer au cours des prochaines années...

L'automobile peut-elle devenir le transport en commun de demain ? Si les Européens restent très attachés à leur voiture, nombreux sont ceux qui estiment que son usage devrait évoluer dans les années à venir, d'après l'Observatoire Cetelem de l'automobile. Ainsi, près d'une personne sur deux imagine que demain l'automobile sera un bien partagé. "73% des Européens voient le covoiturage et l'auto-partage se développer au cours des prochaines années", notent les auteurs de cette étude. Cette opinion diverge néanmoins selon les pays. Les Britanniques sont les plus sceptiques : "ils sont 'seulement' 59% à voir un essor de l'autopartage et 62% à prédire un développement du covoiturage", note Cetelem. Les Italiens et les Portugais sont 79% à tabler sur un développement de l'autopartage et 83% des Français sur le covoiturage. Le forfait mobilité est un peu moins plébiscité avec en moyenne 66% des consommateurs en Europe qui pensent que cette solution peut se développer. "Très attachés à leur volant" Car les Européens ont désormais en tête les dégâts que cause l'automobile sur l'environnement. Ainsi, près de 60% d'entre eux pensent que la voiture est la cause principale de la pollution, une opinion très partagée par les Espagnols (76%) et les Italiens (67%). Les Allemands (46%) sont plus sceptiques sur cette question. De là à ne jamais posséder de véhicule pour protéger la planète ? Pas vraiment, puisque seuls 25% des Européens répondent par l'affirmative, une proportion qui tombe à 19% chez les Français, et à 10% - le plus bas score de l'étude- chez les Françaises, les plus attachées au sentiment de liberté et aux gains de temps que leur procure leur auto. "�?a peut paraître paradoxal, mais on n'est qu'au tout début d'une mutation", commente Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem de l'automobile. "On a d'un côté des automobilistes qui voient se multiplier de nouvelles offres permettant un usage plus utilitaire de la voiture, mais qui restent de l'autre très attachés à leur volant."