La transition énergétique peut créer entre 745.000 et 825.000 emplois d'ici 2050

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La transition énergétique peut créer entre 745.000 et 825.000 emplois d'ici 2050
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A condition de permettre à la filière de se développer...

La transition vers un modèle énergétique plus respectueux de l'environnement et durable permettrait de créer entre 745.000 et 825.000 emplois - directs et indirects - d'ici 2050 , d'après deux études présentées ce mercredi par le Réseau Cler, qui regroupe plusieurs associations. La CFDT, l'Association des régions de France ou encore le syndicat des Enregies Renouvelables ont également participé au débat. Le bâtiment, premier gagnant  "Sans surprise, les créations les plus nombreuses se situent dans le bâtiment grâce notamment à un programme massif de rénovation thermique", souligne le réseau Cler. François Hollande s'est en effet engagé à rénover 500.000 habitations par an d'ici à 2017, dont 150.000 logements sociaux. Quant aux énergies renouvelables, le réseau estime qu"elles sont plus intensives en emplois que le nucléaire ou les énergies fossiles". Les emplois perdus seraient donc largement compensés. Au moment de la présidentielle cette question avait déjà été soulevée. Le PDG d'EDF, Henri Proglio avait alors estimé que "sortir du nucléaire mettrait 1 million d'emplois en péril". Mais pour le vice-président de l'Assemblée nationale et membre du Comité pour la transition énergétique, Denis Baupin, l'exemple allemand montre que le potentiel d'emplois est bien réel. Outre-Rhin,  l'énergie verte a déjà créé 400.000 emplois (dont 130.000 emplois dans la  filière solaire, 101.000 emplois dans l'éolien et 125.000 emplois dans la biomasse)", souligne-t-il. Cette transition permettrait également à la France de renouer avec une balance commerciale positive avant 2050. "L'Etat doit donner l'exemple" Pour que ces chiffres deviennent réalité, le Groupement Economique sanitaire Electricité Chauffage (GESEC) qui a également participé aux débats, exhorte le gouvernement à donner l'exemple. "L'Etat poursuit actuellement une politique de défiance à  l'égard des énergies renouvelables, et préserve les intérêts des énergéticiens plutôt que ceux de ses concitoyens", estime-t-il. Pour illustrer son propos, il évoque "le sabrage du photovoltaïque" ou encore "le coup de frein sur l'éolien". Enfin, il rappelle que cette transition ne pourra se faire sans les PME. Or actuellement, "l'Etat ferme les portes du marché de la transition énergétique, au profit de ses anciens monopoles de droit", regrette le GESEC qui appelle au véritable développement de la filière.