La taxe foncière a bondi en moyenne de 21% depuis 2006

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La taxe foncière a bondi en moyenne de 21% depuis 2006
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Les propriétaires-bailleurs réclament un blocage au gouvernement...

Une augmentation de 21% en moyenne pour la taxe foncière entre 2006 et 2011... Qu'il s'agisse des grandes villes, ou des plus petites communes, cet impôt a progressé deux fois plus vite que l'inflation, d'après les résultats de l'Observatoire publié ce mercredi par l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI), qui regroupe les propriétaires-bailleurs. Flambée en Corse Entre 2006 et 2011, c'est à Verdese et à Aghione, en Haute-Corse, que la taxe foncière (tous taux cumulés) a le plus augmenté. Dans ces communes, elle a même plus que doublé (respectivement, +129,43% et +116,15%), d'après les chiffres de l'UNPI. A l'inverse, la diminution de taxe foncière la plus forte a été constatée à Selles-sur-Nahon, dans l'Indre (-15,39%), et à Wittersdorf, dans le Haut-Rhin (-13,57 %) et de Molineuf, dans le Loir-et-Cher (-12,61%). + 68% à Paris En ce qui concerne les 50 plus grandes villes françaises, Paris a subi la flambée la plus importante ces 5 dernières années (+67,90%), pénalisée par la création d'un taux départemental en 2009. A noter cependant que "les taux cumulés de la capitale restent néanmoins quasiment les plus bas parmi les 50 premières villes de France (13,5%, soit plus de 25 points au-dessous de la moyenne de 39,70 % constatée pour ces villes", note l'UNPI. +10% à Aix-en-Provence Trois autres grandes villes ont vu leur taxe foncière grimper de plus de 30% : Argenteuil (+34,79%), Nantes (+30,64%) et Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis (+30,15%). A l'opposé, c'est Fort-de-France qui enregistre la hausse de taxe la plus faible entre 2006 et 2011 (+8,48%). "En bas de tableau on trouve également Aix-en-Provence (+10,44%), Reims (+10,49%), Nîmes (+11,34%) et Orléans (+11,98%), notent les auteurs de cette étude. Demande de blocage Face à ces chiffres, l'UNPI préconise le blocage de cet impôt. "La taxe foncière est déjà un impôt injuste en ce qu'il frappe de manière très inégalitaire les Français (en termes de taux d'imposition, l'écart maximum constaté est à peu près de 1 à 10)", et redoute qu'elle devienne à terme "confiscatoire". Pour les propriétaires-bailleurs, "l'augmentation des produits de taxe foncière ne devrait résulter que de la majoration légale et annuelle des valeurs cadastrales (laquelle ne doit pas dépasser l'inflation) ou de l'élargissement naturel des bases d'imposition".