La Suisse se prononce dimanche sur les salaires de ses grands patrons

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La Suisse se prononce dimanche sur les salaires de ses grands patrons
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Une majorité de Suisses est favorable au texte soumis à "votation"...

La Suisse veut mettre fin aux salaires abusifs de ses grands patrons... La population est appelée à voter par référendum ("votation") dimanche pour "l'initiative Minder", du nom de ce sénateur et entrepreneur qui souhaite que désormais, les rémunérations des dirigeants des entreprises soient soumises à l'aval des actionnaires. Une récent sondage montre que plus de six Suisses sur dix sont favorables au texte. La dernière affaire de "parachute doré", qui a fait la Une de l'actualité dans le pays, n'a fait que confirmer leur opinion. Daniel Vasella, le président de Novartis, s'est vu offrir jusqu'à 72 millions de francs après son départ du géant pharmaceutique bâlois, avant d'y renoncer, sous conditions, face à la pression publique. "Culture du bonus" La proposition Minder prévoit l'introduction d'un nouvel article constitutionnel visant à mieux encadrer les sociétés cotées en Bourse et donc à renforcer le pouvoir de décision des actionnaires. Le sénateur avait lancé son initiative en 2008, choqué par les pertes gigantesques par la banque UBS, alors attribuées à la "culture du bonus" qui conduisait les managers à prendre de gros risques. Le lobby patronal Economie suisse a lancé une campagne publique contre le projet : à ses yeux, il fera de la Suisse un pays moins attractif pour les grandes entreprises et fera fuir les talents étrangers. Le gouvernement helvétique et Economie suisse sont favorables à des mesures plus limitées qui renforceront le pouvoir de contrôle des actionnaires, sans aller jusqu'à leur conférer un pouvoir de décision. Ces mesures ont d'ores et déjà été adoptées par le Parlement et entreront en vigueur si l'initiative populaire est rejetée le 3 mars.