La SNCF renonce à sa campagne controversée, inspirée du porno

  • A
  • A
La SNCF renonce à sa campagne controversée, inspirée du porno
Partagez sur :

Son mini-site, lancé au mois de juillet, et inspiré des codes des plateformes de vidéo pornographiques, n'a pas fait rire tout le monde, à l'image des associations féministes Chiennes de garde et Osez le féminisme.

La SNCF a préféré renoncer à sa campagne controversée adressée aux moins de 28 ans... Son mini-site, lancé au mois de juillet, et inspiré des codes des plateformes de vidéo pornographiques, n'a pas fait rire tout le monde, à l'image des associations féministes Chiennes de garde et Osez le féminisme, qui ont déposé une plainte auprès du Jury de déontologie publicitaire (JDP). Conséquence, la compagnie a préféré stopper cette initiative, "dans un souci d'apaisement". Selon France Info, la SNCF a évoqué des "incompréhensions" qui se sont exprimées sur "certaines mentions". Avec "+28, le site interdit aux plus de 28 ans", la SNCF s'était amusée à reprendre les codes de Youporn. "Les contenus présentés pourraient vous choquer par leur caractère très explicite !", pouvait-on lire dès la page d'accueil, qui invitait d'entrée de jeu les internautes à cliquer sur l'icône "oui, j'ai moins de 28 ans" pour accéder aux contenus. "Le marketing utilise le sexisme pour faire du buzz" "S'inspirant des codes usuels et graphiques des plateformes vidéo de charme, le site éphémère se compose de captures vidéo floutées qui se dévoilent d'un glissement de souris et révèlent des offres spécifiques", détaillait la SNCF dans la présentation de cette campagne, lancée le 11 juillet. Ainsi, la rubrique intitulée "C'est le meilleur coup de l'année" permettait "d'accéder à l'offre spécifique en lien avec la carte jeune. Des idées pas du go�"t donc des deux associations féministes : "Le marketing utilise le sexisme pour faire du buzz. Dans cette publicité de la SNCF, tous les codes de la pornographie sont présents. Pour nous, il est clair qu'elle contrevient à la dignité humaine", a expliqué au 'Figaro' No�"lle Bas, la présidente des Chiennes de garde jeudi. La SNCF ne risquait pas grand chose avec cette campagne, puisque le Jury de déontologie publicitaire ne peut pas délivrer de sanction.