La ségrégation professionnelle persiste

  • A
  • A
La ségrégation professionnelle persiste
Partagez sur :

Certains métiers restent quasi-exclusivement féminins ou masculins, malgré certains progrès...

Hommes et femmes n'exercent clairement pas les mêmes métiers, même si au cours des trois dernières décennies, la mixité a fait des progrès. En 2011, il aurait ainsi fallu qu'un peu plus de la moitié des femmes (ou des hommes) changent de métier pour aboutir à une répartition égalitaire entre les deux sexes dans les différentes professions, souligne la Dares dans une étude publiée vendredi. Recul limité de la "ségrégation professionnelle" Entre 1983 et 2011, l'indice de ségrégation établi par la Dares a diminué de quatre points en France, passant de 56 à 52 car "la mixité s'est accrue au sein de métiers précédemment très inégalement occupés par les femmes et par les hommes", peut-on lire dans l'étude. Il s'agit surtout des agents d'entretien, des vendeurs et les ouvriers non qualifiés du textile et du cuir, fortement féminisés en 1983 mais où la part des hommes a progressé sur la période étudiée. "Le développement de la mixité dans des métiers très qualifiés comme les cadres de la fonction publique et les professionnels de l'information et de la communication a également participé à cette baisse", souligne l'étude. Il apparaît en effet que plus le niveau de diplôme est élevé, plus les hommes et les femmes exercent le même métier. L'éducation comme principale explication Malgré tout la ségrégation persiste et se renforce même dans certaines professions comme les ouvriers, principalement masculins et les employés de banque & assurance en grande majorité féminins. L'étude montre que la ségrégation touche davantage les non diplômés. Enfin, plus le nombre d'enfants est élevé, plus les parents seront touchés par ce phénomène.  Comment expliquer alors la persistance de ce phénomène ? "L'éducation a une importance particulière", notent les auteurs de l'étude. Ainsi, ils observent des différences dans les filières suivies par les femmes, plus présentes dans les filières littéraires ou tertiaires, et les hommes, plus nombreux dans les filières scientifiques ou techniques.