La réponse du gouvernement à 'The Economist'

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La réponse du gouvernement à 'The Economist'
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Arnaud Montebourg juge que l'hebdomadaire britannique est "le 'Charlie Hebdo' de La City" après sa 'Une' sur la bombe à retardement française...

Le gouvernement français risposte aux attaques de l'hebdomadaire britannique 'The Economist', qui publie dans son édition du 17 novembre un dossier spécial de 14 pages sur la France, sous le titre "La bombe à retardement au sein de l'Europe". Si le magazine salue la volonté de réformes, notamment avec le rapport Louis Gallois, il estime que c'est insuffisant et tardif. "Le 'Charlie Hebdo' de La City" Arnaud Motebourg a répondu à cette charge ce matin au micro d'Europe 1 : "Ce sont des caricatures dignes de Charlie Hebdo", a-t-il estimé. "Franchement, 'The Economist' ne s'est jamais distingué par son sens de la modération. C'est le 'Charlie Hebdo' de La City", a-t-il ajouté. Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, s'est offert un droit de réponse dans le 'Financial Times', cet autre grand titre de la presse économique britannique. "La France n'est pas l'homme malade de l'Europe. La France reste la cinquième puissance économique en pleine possession de ses ressources mais elle doit retrouver sa compétitivité", explique-t-il. "L'outrance pour faire vendre du papier" La veille, c'est le chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault qui avait réagi à ce dossier spécial, sur iTélé : "Vous parlez d'un journal et l'outrance pour faire vendre du papier, je vous le dis, n'impressionne pas du tout la France." La présidente du Medef, Laurence Parisot, a elle aussi déploré une Une et un titre "tout à fait exagérés" même si ce dossier recouvre "quelque chose de juste". "La France est au coeur de l'Europe. Si la France s'effondre, c'est toute l'Europe qui s'effondre", a-t-elle jugé sur RMC. "En réalité, 'The Economist' a un temps de retard, parce que tout son dossier a été conçu avant le rapport Gallois et les premières décisions du gouvernement en faveur de la compétitivité de notre pays", a ajouté la représentante du patronat français.