La réforme des rythmes scolaires "doit être faite et sera faite", assure le Premier ministre

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La réforme des rythmes scolaires "doit être faite et sera faite", assure le Premier ministre
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Jeudi, les enseignants ont appelé à se mobiliser pour réclamer le report de la réforme.

Malgré une vive opposition à la réforme des rythmes scolaires, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault l'a répété ce matin sur 'France Info': "elle a pour seul but l'intérêt des enfants, elle doit être faite et elle sera faite", a-t-il martelé. Mobilisation des enseignants Jeudi, plusieurs milliers d'enseignants du primaire ont fait grève et manifesté pour protester contre ce projet, déjà entré en vigueur dans 4.000 communes et qui doit être généralisé à la rentrée prochaine. Selon le ministère de l'Education, 23% des enseignants en France, 41% à Paris, ont répondu à l'appel de plusieurs syndicats. Mardi et mercredi, animateurs et personnels s'étaient également mobilisés, notamment pour réclamer des besoins supplémentaires. Les élus réclament plus de moyens Du côté des élus, la grogne monte également... Le retour de la semaine de 4,5 jours et demi, qui a pour conséquence de réduire la durée de classe des élèves, nécessite la mise en place d'activités périscolaires à la charge des communes. Des moyens financiers y sont dédiés mais sont jugés insuffisants. "J'ai reçu l'association des maires de France, je leur ai dit que j'étais prêt à aider les communes pour une année supplémentaire", a indiqué Jean-Marc Ayrault. "On ne demande pas aux mairies de faire une deuxième journée d'école", a-t-il ajouté. Lors d'une réunion organisée en octobre dernier, l'AMF a en effet obtenu la reconduction du fonds d'amorçage prévu pour 2013, à 2014. Pour cette année, il était doté de 250 millions d'euros et tient compte des inégalités: "chaque commune reçoit 50 euros par an et par enfant scolarisé, et les communes les plus en difficulté (celles situées en zone urbaine sensible ou en zone rurale revitalisée) bénéficient d'un soutien financier supplémentaire portant cette aide à 90 euros par enfant", rappelle le ministère de l'Education. L'UMP milite cependant toujours pour le report de la réforme ou son assouplissement complet.