"La question de la publicité sur France Télé doit de nouveau se poser", estime Rémy Pflimlin

  • A
  • A
"La question de la publicité sur France Télé doit de nouveau se poser", estime Rémy Pflimlin
Partagez sur :

Le Président de France Télévisions appelle à rouvrir le débat...

Le retour de la publicité sur France Télévisions est-il inévitable ? La question mérite en tout cas d'être (re)posée en cette période de crise. Elle doit être "de nouveau abordée en évitant de se cristalliser sur la césure entre la journée et la soirée", confie le président du groupe, Rémy Pflimlin, dans une interview accordée au quotidien 'Les Echos'. "Plusieurs scénarios possibles" France Télévisions, qui a terminé l'année 2012 avec 55 millions de recettes commerciales en moins que prévu à 370 millions d'euros, se doit de consolider son chiffre d'affaires. Or, en période de crise, ce sont les écrans publicitaires de "prime time" qui sont le plus recherchés, rappelle le président de France Télévisions. Dans ce contexte, "plusieurs scénarios" peuvent être étudiés, "dans le respect de la différence du service public", précise-t-il. Parmi les pistes envisageables, 'Les Echos' mentionnent par exemple, le retour des annonces publicitaires entre 20 heures et 21 heures seulement ou à l'occasion d'évènements exceptionnels. France Télévisions pourrait aussi décider de rétablir la pub tout au long de la journée, uniquement sur France 2 et la supprimer sur ses autres chaînes. Une option, un temps évoquée par le gouvernement Pas plus tard que cet été, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac avait évoqué la possibilité d'un retour de la publicité, après 20 heures sur les chaînes publiques, en raison d'éventuelles sanctions de la part de Bruxelles. Pour compenser les pertes de recettes engendrées par la suppression de la publicité, Nicolas Sarkozy avait instauré une taxe de 0,9% prélevée sur le chiffre d'affaires des opérateurs télécoms, qui devait rapporter 400 millions d'euros par an. Taxe que la Commission européenne avait jugé "incompatible avec le droit de l'UE" en 2011. Bruxelles doit rendre sa décision au printemps.