La prévision de croissance est "prudente" pour 2012, selon Moscovici

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La prévision de croissance est "prudente" pour 2012, selon Moscovici
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Mais elle ne devrait pas être revue à la baisse, selon le ministre de l'Economie

Les chiffres de la croissance française pour 2012 inquiètent-ils le gouvernement ? "Je suis, oui, inquiet sur les chiffres de la croissance2012, on les connaît, nous avons nous-mêmes ajusté nos prévisions de croissance pour cette année à 0,3. C'est peu", a indiqué ce matin sur RTL le ministre de l'Economie Pierre Moscovici. Le gouvernement table sur une croissance du PIB de 0,3% en 2012 et de 1,2% en 2013. Le programme de François Hollande était plus optimiste, avec respectivement 0,5% et 1,7% de croissance. Pas de révision en baisse Interrogé sur une possible révision en baisse de ces prévisions, Pierre Moscovici a indiqué que ce n'était pas dans les plans : "Non, je ne crois pas, c'est une estimation prudente, mais ce que nous voulons encore une fois, c'est que la croissance reparte. Et on n'a pas le temps d'en parler. De ce point de vue là, ce qui se passe en Europe, la lumière dans le tunnel, la réorientation de la construction européenne, une Europe plus consacrée à la croissance, c'est très important". Et le blocage des prix du carburant ? Le ministre de l'Economie a par ailleurs été interpellé hier à l'Assemblée, lors de la séance des questions au gouvernement, sur le blocage des prix du carburant, promis par le chef de l'Etat au cours de sa campagne. "On était dans une phase où ceux-ci étaient en phase d'explosion", s'est justifié Pierre Moscovici au micro de RTL, alors que la mesure n'a pas été appliquée pour le moment. "Ce qu'on a constaté en arrivant aux responsabilités, c'est que les prix baissaient. Franchement, dans ces conditions, baisser le prix de l'essence à la pompe eut été contre-productif et même pénalisant pour les consommateurs", a-t-il ajouté. Alors que le cours du baril de brut amorce une remontée, le ministre de l'Ecnomie a indiqué que cette hausse était surveillée "de près". "Je le redis devant vous, nous n'excluons pas d'appliquer cette mesure au moment opportun, dans les conditions opportunes", a-t-il expliqué.