La polémique enfle sur le rôle de l'Elysée dans le dossier Cahuzac

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La polémique enfle sur le rôle de l'Elysée dans le dossier Cahuzac
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L'ex-ministre du Budget sera entendu une nouvelle fois par la commission parlementaire le 23 juillet...

Jérôme Cahuzac passera une nouvelle fois sur le gril le 23 juillet... L'ex-ministre du Budget, qui avait passé sous silence sa présence lors d'une réunion à l'Elysée le 16 janvier dernier, en présence de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault, sera ré-entendu par la commission parlementaire chargée de faire la lumière sur cette affaire. C'est donc la tenue de cette "réunion informelle", selon les dires de Pierre Moscovici, qui pose question. Auditionné mardi, le ministre de l'Economie a admis, comme l'affirmait dans son livre une journaliste du 'Point', qu'il s'agissait alors de décider d'une demande d'entraide administrative avec la Suisse. Jérôme Cahuzac avait pourtant assuré ne jamais avoir été informé de cette démarche... ce qui lui vaut donc d'être convoqué une nouvelle fois. Hollande au courant ? Au sein de la Commission, les membres de l'opposition n'ont pas caché leurs doutes sur l'action de François Hollande, suscitant une vive polémique. Jérôme Cahuzac a affirmé au cours de son audition que ni l'Elysée, ni ses collègues du gouvernement n'étaient au courant de l'existence de son compte en Suisse avant qu'il fasse ses aveux publiquement. Pourtant, pour l'UMP Georges Fenech, la présence de l'ancien ministre du Budget à cette réunion au sommet montre que la "muraille de Chine" que Pierre Moscovici disait avoir dressée autour de lui n'est plus qu'un "mur fissuré." Dans la foulée, le centriste Charles de Courson a répété mercredi et jeudi que François Hollande avait, "entre le 4 et le 18 décembre, l'ensemble des informations lui permettant de se rendre compte que des preuves graves, selon lesquelles Jérôme Cahuzac détenait un compte en Suisse, existent". "Respecter les règles" Des allégations rejetées en bloc par le gouvernement. Pierre Moscovici a fait savoir qu'il adressait à Charles de Courson un courrier répondant point par point à ses allégations. De son côté, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a appelé sur France 2 Charles de Courson à "respecter les règles" et "éviter d'aller distiller des doutes, des soupçons, des présupposés ici ou là". "Monsieur de Courson cherche à se faire un nom, à se faire de la publicité, à se faire connaître. Ce n'est pas une commission d'interprétation qu'il préside, c'est une commission d'enquête", a renchéri sur Europe 1 le sénateur socialiste François Rebsamen, un proche du chef de l'Etat.