La plupart des projets de lignes à grande vitesse reportée à l'après 2013 ?

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La plupart des projets de lignes à grande vitesse reportée à l'après 2013 ?
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La commission Mobilité 21 doit rendre ses conclusions la semaine prochaine...

La commission Mobilité 21, chargée d'évaluer les projets ferroviaires français devrait préconiser le report de plusieurs d'entre eux après 2030, selon plusieurs sources de presse. Les conclusions doivent être remises la semaine prochaine au gouvernement. Restrictions budgétaires obligent, le gouvernement a d�" faire le tri dans les 70 projets retenus par le Schéma national des infrastructures de transport, rappellent 'L'Usine Nouvelle' et 'Les Echos'. Au total, ils représentent 245 milliards d'euros encore non financés pour la plupart. La priorité serait donc désormais à la rénovation du réseau existant. Deux scénarios à l'étude Le document de la commission, dont 'Libération' a eu copie proposerait deux scénarios. Le premier qui ne serait doté que de 8 à 10 milliards d'euros donnerait la priorité aux "noeuds ferroviaires" (Paris, Lyon, Marseille) indispensables pour faire face à la saturation du trafic. L'aménagement le plus co�"teux serait la construction d'un tronçon à grande vitesse entre Paris et Mantes-La-Jolie pour 3 à 3,5 milliards d'euros, "justifiée par la nécessité de développer le fret ferroviaire entre Paris et le port du Havre", précise 'L'Usine Nouvelle'. La deuxième option reposerait sur des crédits financiers plus importants, de 26 à 28 milliards d'euros. Dans ce cas, la seule ligne TGV qui pourrait être construite avant 2030 serait celle reliant Bordeaux à Toulouse, pour un montant estimé à 7 milliards d'euros. En revanche, la construction des lignes Marseille-Nice, Poitiers-Limoges, Toulouse-Montpellier ou encore Bordeaux-Hendaye seraient reportées à l'après 2030. La fin de la LGV Rhin-Rhône serait également remise à plus tard. La pression monte du côté des élus Suite à ces fuites, certains élus sont déjà montés au créneau, à l'image du sénateur et président de l'agglomération de Mulhouse, Jean-Marie Bockel. "Ne pas achever le projet (2ème phase du TGV Rhin-Rhône) serait aberrant ! Plus de 80 millions d'euros ont déjà été consacrés aux études, acquisitions foncières et travaux préparatoires", écrit-il sur son blog, parlant même de "non-assistance à territoire en danger". En Aquitaine, les réactions sont similaires : "Bordeaux-Hendaye est une ligne transeuropéenne qui est prioritaire depuis longtemps et annoncée comme la plus rentable des futures lignes. C'est aussi la plus avancée en termes d'études", fait valoir, la Présidente de la Communauté d'agglomération du Marsan, Geneviève Darrieussecq, dans les colonnes de 'Sud Ouest'. En revanche, les élus écologistes, qui plaidaient pour l'aménagement des lignes existantes plutôt que d'engager de nouveaux projets devraient se satisfaire de ces annonces si elles venaient à être confirmées.