La numéro 2 de Facebook s'excuse après l'étude sur les émotions

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La numéro 2 de Facebook s'excuse après l'étude sur les émotions
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Sheryl Sandberg fait son mea culpa et regrette une mauvaise communication sur ce projet.

"Une mauvaise communication"... La numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, a fait son mea culpa après le scandale provoqué par l'étude dédiée à la "contagion émotionnelle" menée par des chercheurs pour le réseau social. "Cette expérience faisait partie des recherches en cours afin de tester différents produits, et rien de plus, mais elle a fait l'objet d'une mauvaise communication", a-t-elle expliqué lors d'un déplacement à New Delhi, citée par le 'Wall Street Journal'. "Et pour cette communication, nous présentons nos excuses, car le but n'était pas de blesser qui que ce soit", a-t-elle poursuivi, dans ce qui constitue le premier commentaire officiel de l'entreprise depuis les révélations sur cette étude controversée. Respect de la vie privée Les utilisateurs ont montré leur colère, mais les autorités aussi s'en mêlent. Ainsi, la Grande-Bretagne, via le régulateur Information Commissioner's Office (ICO) passe en revue l'expérience et entend questionner à Facebook à ce sujet. Menée en janvier 2012 conjointement par Facebook et des scientifiques, cette étude avait pour objectif de mesurer, au moyen de modifications dans les algorithmes, l'impact de la diffusion de messages négatifs ou positifs sur les utilisateurs. Les émotions de 689.000 personnes, choisies au hasard, ont ainsi été passées au crible. "Partager des émotions" "Chez Facebook, nous prenons très au sérieux la confidentialité et la sécurité, parce que c'est quelque chose qui permet aux gens de partager des opinions et des émotions", a poursuivi Sheryl Sandberg. La question de la vie privée sur internet fait l'objet de plus en plus d'enquêtes. Google a commencé la semaine dernière à supprimer des résultats de recherche pour se conformer à un arrêt de la Cour de justice européenne en faveur du "droit à l'oubli" dans le cas de liens vers des informations personnelles susceptibles de porter préjudice à des particuliers.