La majorité salue l'absence de licenciements chez Renault, les syndicats inquiets

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La majorité salue l'absence de licenciements chez Renault, les syndicats inquiets
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Le plan prévoit le non remplacement de 7.500 salariés.

Sur le dossier Renault, les membres du gouvernement et de la majorité abondent dans le sens d'Arnaud Montebourg , qui déclarait hier qu'"aucune ligne rouge" n'avait été franchie par la marque au losange, dont l'Etat détient 15% du capital. Le groupe a annoncé la suppression de 7.500 postes, mais sans fermeture d'usine, ni aucun licenciement. "Renault anticipe" Le ministre du Travail, Michel Sapin a rappelé ce jeudi matin sur 'France Info' que les constructeurs français recontrent de grandes difficultés, le marché français ayant chuté de 14% en 2012, son plus bas niveau depuis 1997. Amenés à adapter leur production, Michel Sapin a toutefois fait une différence entre ceux qui veulent prendre les devants pour éviter une catastrophe sociale"  et "ceux qui n'ont pas suffisamment anticipé et qui doivent traiter une situation sociale extrêmement difficile, faisant référence à PSA. La marque au lion a annoncé cet été la fermeture de sites, dont celui d'Aulnay dès l'an prochain, ainsi que 8.000 suppressions de postes, n'excluant pas les licenciements faute de départs volontaires. Renault n'est pas dans une situation aujourd'hui où (...) par plaisir, il essaie de licencier des ouvriers (...) il faut ouvrir les yeux (...) Est-ce qu'il n' y a pas une crise dans le secteur automobile?, a martelé de son côté, le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux, sur RMC et BFM Télé. Des interrogations Les syndicats craignent cependant davantage de suppressions de postes, car, comme le rappelle 'Le Parisien' du jour, Renault n'a pas annoncé 7.500 départs initialement, mais  8.260 départs, indiquant qu'il  aura 760 recrutements effectués, sans doute pour rassurer ceux qui restent au travail, ironise la CGT dans un communiqué. Interrogé par le quotidien, les salariés se demandent surtout pourquoi ces 760 postes ne sont pas finalement conservés... L'Etat veille En tant qu'actionnaire de l'entreprise, le rôle de l'Etat est de "faire en sorte qu'il n'y ait pas de licenciement, et c'est le cas aujourd'hui", a ajouté Bruno Le Roux. Avec cette participation on voit que ça se passe mieux d'un certain point de vue", s'est félicité, Michel Sapin. Le président du groupe PS a toutefois appelé le gouvernement à se montrer vigilant, notamment sur les délocalisations et le maintien de l'emploi en France.