La loi sur la moralisation de la vie politique sera présentée le 24 avril

  • A
  • A
La loi sur la moralisation de la vie politique sera présentée le 24 avril
Partagez sur :

Le gouvernement souhaite son adoption avant l'été...

C'est le 24 avril, en conseil des ministres, que le projet de loi sur la moralisation de la vie politique française sera présenté. L'objectif est de parvenir à une adoption avant l'été. "Dans l'immédiat les déclarations de patrimoine de tous les membres du gouvernement seront publiées d'ici le 15 avril", peut-on lire dans un communiqué publié par Matignon. Promises par François Hollande, ces mesures visent à apporter une réponse à la crise déclenchée par les aveux de l'ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, sur sa détention d'un compte clandestin à l'étranger. Le gouvernement souhaite "assurer la transparence complète sur les patrimoines des responsables politiques et des collaborateurs des ministres du président de la République et du Premier ministre", écrit Matignon. Le projet de loi devra aussi "sanctionner plus sévèrement les manquements à la loi en matière financière et aux règles de déontologie et de probité, et renforcer la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux". Toutes ces mesures feront l'objet d'une communication le 10 avril. Climat lourd Le dossier Cahuzac continue de faire des remous en France, avec une rumeur, rapidement démentie, d'un compte en Suisse détenu par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. "Je démens formellement la rumeur, relayée par 'Libération' dans son édition du lundi 8 avril, m'attribuant un compte en Suisse. Elle ne repose sur aucun élément matériel et est dénuée de tout fondement", a rapidement réagi Laurent Fabius dans un communiqué. Sans attendre les mesures promises par le gouvernement pour "une moralisation de la vie politique", plusieurs élus socialistes, écologistes et UMP ont décidé de rendre publique leur déclaration de patrimoine. Une manière de se défendre, alors que les "aveux" de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, qui a admis la semaine dernière avoir détenu des comptes en Suisse pour dissimuler une partie de ses revenus, ternissent l'image des politiques en France.