La loi Lagarde sur l'assurance-emprunteur est un échec, selon l'UFC Que Choisir

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La loi Lagarde sur l'assurance-emprunteur est un échec, selon l'UFC Que Choisir
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Elle n'a pas permis de libéraliser le marché, estime l'association...

La loi Lagarde sur l'assurance-emprunteur, c'est à dire l'assurance souscrite par un particulier pour garantir le remboursement d'un emprunt immobilier, est un échec, estime l'association de consommateurs UFC Que Choisir... Absence de libéralisation du marché La loi Lagarde permet normalement au particulier de souscrire son assurance emprunteur auprès de l'assureur de son choix, qui peut donc être différent de l'organisme prêteur. Or, "les assureurs non-bancaires représentaient 14% de ventes d'assurance emprunteur en juin 2011... contre 20% avant le passage de la loi", déplore l'UFC Que Choisir. Du fait de l'échec de la libéralisation, les prix sont élevés et les banques en profiteraient, selon l'association. "Au total, ce sont plus de 2,2 milliards d'euros de marges captées chaque année par les bancassureurs sur l'assurance emprunteur", estime-t-elle.  Chantage tarifaire et délais trop longs Pour l'association, cela tient aux imprécisions de la législation. Elle dénonce par exemple, le chantage tarifaire exercé par des banques (sur le taux ou les frais) en cas de demande de délégation. De fait, le taux donné jusqu'à la signature n'est qu'indicatif pas contractuel. D'autres jouent la montre. Or si la banque met trop de temps à étudier le dossier d'assurance, le prêt peut ne pas être finalisé dans les délais. Enfin, la nécessaire équivalence de garantie entre les assurances permet souvent aux banques de refuser une délégation d'assurance même si le contrat alternatif est de qualité globalement supérieure. L'association appelle donc le gouvernement à agir pour dynamiser le marché. La dernière loi bancaire a déjà ouvert la voie à de nouvelles mesures, comme la création d'un taux sur le modèle du TEG pour faciliter les comparaisons. Mais l'UFC-Que Choisir veut aller plus loin et réclame un droit à la résiliation annuel de l'assurance emprunteur dans le cadre du projet de loi consommation.