La justice suspend le rachat du Printemps par les Qataris

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La justice suspend le rachat du Printemps par les Qataris
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La cour d'appel estime que la procédure de consultation n'est pas conforme.

La vente des magasins Le Printemps à des investisseurs qataris n'est pas pour demain... La cour d'appel de Paris, saisie par les représentants des salariés a suspendu mardi la cession estimant que "la procédure d'information et de consultation n'était pas conforme", a appris l'agence de presse Reuters auprès de Bernard Demarcq, porte-parole de l'intersyndicale. Pour mémoire, les représentants des salariés estimaient que le CCE n'avait pas été suffisamment informé des modalités de la cession, notamment sur l'identité de l'acquéreur, le montage financier et le montant de divers commissionnements, lors du lancement de la procédure par le groupe Borletti avant la cession aux Qataris. Par ailleurs, ils reprochent à la direction de leur avoir caché le plan Arthur 3 établi en décembre 2012, qui prévoyait un repositionnement des grands magasins vers le luxe. En conséquence, la Cour d'appel a ordonné une reprise dans les huit jours de la procédure de consultation du comité central, avec une astreinte de 10.000 euros par jour de retard. Une transaction d'environ 2 milliards d'euros Deutsche Bank et l'homme d'affaires italien Maurizio Borletti avaient bouclé la vente du Printemps à des investisseurs qataris du fonds Disa pour 1,75 milliard d'euros, selon des sources proches de la transaction, interrogées l'an dernier par Reuters. Le groupe emploie plus de 3.000 personnes et compte 16 grands magasins au total.