La justice suspend le plan de restructuration chez PSA

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La justice suspend le plan de restructuration chez PSA
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Le processus de négociation se poursuit quand même...

Les salariés de PSA pourraient disposer d'un peu de répit... La Cour d'appel de Paris a ordonné la suspension de la restructuration en cours chez le constructeur, qui prévoit la suppression de 8.000 emplois. Le motif ? la direction aurait dû consulter au préalable les représentants de sa filiale Faurecia. Suspension qui vaut "jusqu'à la mise en oeuvre de procédures régulières d'information-consultation du Comité central d'entreprise de FII (Faurecia Intérieur Industrie) et des Comités d'établissement d'Auchel et de Méru", souligne l'arrêt, dont l'agence Reuters a eu copie. Un plan illégal aux yeux de la CGT Faurecia Cette décision fait suite à une saisie de la justice en septembre dernier, par le syndicat CGT de Faurecia, dont PSA détient 57,4%. "Cette procédure a été lancée parce que nous, organisations syndicales de Faurecia, nous n'avons pas été consultées pour le plan de sauvegarde de l'emploi présenté par PSA" soulignait alors, José Peintre, représentant CGT de Faurecia Méru. La marque au lion étant actionnaire majoritaire, l'équipementier automobile considérait ce plan comme "illégal", réclamant que  le tribunal oblige PSA "à informer et à consulter les instances représentatives des salariés de Faurecia pour tout ce qui concerne le plan social". Après avoir essuyé un revers de la justice le 25 septembre dernier, c'est désormais chose faite... Poursuite du processus de négociation Pour autant, un porte-parole du constructeur a indiqué à l'agence Reuters, que le processus de négociations sur le plan social, qui a repris ce mardi, se poursuivait malgré tout. Des salariés de l'usine d'Aulnay-sous-Bois - dont la fermeture est programmée pour 2014 - se sont réunis devant le siège du groupe, ce mardi matin. Ils demandent la reprise des discussions "à zéro sur la base des revendications que 1.600 salariés ont contresigné depuis des mois : une pré-retraite dès 55 ans et un CDI pour tous", souligne la CGT dans un communiqué.