La justice annule un des permis de LVMH pour La Samaritaine

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La justice annule un des permis de LVMH pour La Samaritaine
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Deux associations avaient déposé un recours pour s'opposer aux travaux concernant le côté rue de Rivoli du projet

Les associations de défense du patrimoine parisien remportent une manche dans le dossier de La Samaritaine. Le tribunal administratif de Paris a annulé mardi l'un des permis de construire obtenu par LVMH pour rénover le grand magasin parisien. "Eu égard notamment à la nature et à la destination de cet immeuble, et en dépit de ses qualités architecturales intrinsèques, les requérants sont fondés à soutenir que le projet, sur l'artère où il est implanté", ne satisfait pas aux exigences de la loi, expliquent les juges. Un projet "dénaturant" La Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF) et SOS Paris avaient déposé un recours pour s'opposer aux travaux menés par le groupe de luxe, concernant le côté rue de Rivoli du projet. Les deux associations dénonçaient un projet "dénaturant le centre de Paris", et espéraient sauver ce bâtiment. Les trois autres constructions anciennes, situées côté Seine, ont pour leur part déjà été démolies. Les travaux stoppés Fermée depuis 2005, La Samaritaine fait l'objet d'une rénovation majeure. Le groupe LVMH a obtenu en décembre 2012 le feu vert de la ville de Paris pour la construction d'un nouveau site composé d'un hôtel de luxe, de commerces, de bureaux et de logements sociaux. Le projet, de 450 millions d'euros, est entièrement financé par le groupe, propriétaire de l'ensemble. LVMH a deux mois pour faire appel, mais cette décision n'aurait pas d'effet suspensif : les travaux seront stoppés en attendant un nouveau jugement.