La hausse de la TVA hérisse les professionnels de la restauration et du bâtiment

  • A
  • A
La hausse de la TVA hérisse les professionnels de la restauration et du bâtiment
Partagez sur :

Ces deux secteurs sont les premiers touchés par cette hausse du taux de TVA intermédiaire de 7 à 10%...

Les dernières mesures gouvernementales ont décidément du mal à passer... La Fédération Française du Bâtiment (FFB) n'a pas tardé à réagir à l'annonce du Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, d'une hausse de la TVA de 7% à 10% au 1er janvier 2014 pour les travaux d'entretien et de rénovation de logements. Elle dénonce une action "contraire à tous les engagements pris depuis des mois par le gouvernement et le président de la République, qui a même formellement démenti, le 19 octobre dernier, toute hypothèse de hausse de la TVA dans le bâtiment". Elle estime que cette hausse aura des effets catastrophiques sur l'activité et sur l'emploi, avec la perte d'au moins 20.000 postes, et provoquerait inévitablement un retour massif du travail au noir.La FFB demande donc que le nouveau taux réduit de 5% s'applique aux travaux sur le logement. Une mesure "catastrophique" Du côté de la restauration, les professionnels critiquent sans surprise une mesure "catastrophique" pour le secteur. Pour Didier Chenet, le président du Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs), elle aura pour conséquence immédiate la suppression de la "prime TVA" octroyée aux employés du secteur quand il a obtenu de Nicolas Sarkozy en 2009 d'être assujetti au taux réduit de TVA de 5,5%. Cette prime avait été maintenue après le relèvement de ce taux à 7% au 1er janvier dernier. Didier Chenet a expliqué à l'agence Reuters qu'"à peu près 10.000 emplois" devraient être impactés par cette annonce. La restauration et le bâtiment sont les premiers touchés par cette hausse du taux de TVA intermédiaire de 7 à 10%. La mesure doit contribuer au financement du nouveau crédit impôt pour la compétitivité et l'emploi (Cice) destiné à alléger de 20 milliards d'euros à l'horizon 2016 les coûts des entreprises.