La France "se refuse" à envisager que la Grèce sorte de l'euro

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La France "se refuse" à envisager que la Grèce sorte de l'euro
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"Je ferai tout ce que peux faire, dans la position qui est la mienne, pour convaincre les Grecs de choisir de rester dans la zone euro", a déclaré François Hollande

Pas question pour le nouveau président français de songer à une sortie de la Grèce de la zone euro. A quelques heures du Conseil européen informel qui doit se tenir à Bruxelles, François Hollande a balayé cette hypothèse : "Je ferai tout ce que peux faire, dans la position qui est la mienne, pour convaincre les Grecs de choisir de rester dans la zone euro en respectant les engagements qui ont été pris et pour convaincre les Européens qui pourraient en douter de la nécessité de garder la Grèce dans la zone euro", a-t-il déclaré lors d'un point de presse aux côtés du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. Il a répété qu'il plaiderait au cours du sommet pour une réflexion en faveur de la croissance et des moyens pour la mettre en oeuvre. "Je reviendrai sur ce que l'Europe peut faire très vite, c'est-à-dire dans les douze prochains mois, ce qu'elle serait capable d'engager comme mesures sans que ça pèse sur les Etats pour favoriser l'activité, l'emploi", a déclaré François Hollande. Le chef de l'Etat a confirmé qu'il défendrait la création des fameux "Eurobonds" à Bruxelles. "Parmi les propositions que je mettrai sur la table, il y aura aussi les euro-obligations" a-t-il dit à la presse. Il a assuré vouloir défendre ce projet "dans le meilleur des esprits" et "non pas pour être en conflit avec d'autres", alors que l'Allemagne s'oppose à toute mutualisation des dettes des pays européens.