La France peut renouer avec une croissance forte d'ici 2023

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La France peut renouer avec une croissance forte d'ici 2023
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A condition qu'elle s'en donne les moyens, prévient le Commissaire général à la stratégie et à la prospective, Jean Pisani-Ferry.

A quoi ressemblera la France en 2023? Avec 67 millions d'habitants au compteur, elle "sera à coup s�"r plus vieille, plus petite et moins riche", a expliqué le Commissaire général à la stratégie et à la prospective, Jean Pisani-Ferry devant le séminaire gouvernemental réuni à l'Elysée. "Ce n'est pas nécessairement une aussi mauvaise nouvelle qu'il y paraît, car elle sera aussi mieux formée, excellemment équipée et potentiellement attractive", poursuit-il. Renouer avec une croissance forte n'est pas une utopie La France a certes connu un rythme de croissance très faible au cours des dix dernières années (PIB par tête : +3% par an en moyenne), mais "il est permis d'être plus optimiste pour l'avenir", assure le Commissaire. Si le pays s'en donne les moyens - innover, acquérir des compétences, renouveler le tissu productif et l'investissement - il n'est pas exclu de retrouver 1,5% de croissance par an voire plus. "Il n'y a pas là une limite infranchissable (...) Avant nous, d'autres pays avancés sont parvenus, en conduisant des réformes économiques d'ampleur, à relever leur rythme de croissance potentielle de l'ordre de 0,5 point par an en moyenne", explique Jean Pisani-Ferry. A l'inverse, sans effort, l'Hexagone pourrait aussi connaître un scénario "à l'italienne". Si la France parvient à redresser sa croissance, elle représentera 3% du PIB mondial dans dix ans. "Devenue relativement plus petite au sein d'un monde devenu plus grand, son poids relatif sera de deux à trois fois inférieur à ce qu'il était voici trente ans", note le Commissaire, ce qui ne l'empêchera pas de devenir "prospère" pour autant... Le chômage n'est pas une fatalité Le taux de chômage en France a touché des sommets au cours de la dernière décennie. Mais là encore, le Commissaire se veut optimiste : "sa réduction dans les dix années qui viennent dépendra de notre capacité à engager une dynamique de croissance et à améliorer le fonctionnement de notre marché du travail". L'Allemagne, proche du plein emploi aujourd'hui, montre qu'il n'y a pas de fatalité.