La France peut mieux faire en matière de corruption !

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La France peut mieux faire en matière de corruption !
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Le pays se situe toujours à la 22ème place sur 177 pays dans l'indice de perception de la corruption établi chaque année par l'ONG Transparency international.

Malgré ses récents efforts, la France reste en retard dans sa lutte contre corruption politique... Notre pays stagne ainsi à la 22ème place sur 177 pays dans l'indice de perception de la corruption établi chaque année par l'ONG Transparency international, qui a publié ce matin à Berlin son classement 2013. L'Hexagone est ainsi crédité de la même note qu'en 2012 (71 sur 100), et reste à la traîne par rapport à de nombreux autres pays développés comme l'Allemagne (12ème), le Royaume-Uni (14ème), la Belgique (15ème), les Pays-Bas, la Suisse, les pays scandinaves, les Etats-Unis (19ème), Singapour et l'Australie. Le Danemark et la Nouvelle-Zélande sont considérés, ex aequo, comme les pays les plus intègres du monde avec une note 91 sur 100.   "L'après Jérôme Cahuzac" n'a pas encore porté ses fruits   Au niveau de l'Union européenne, la France se place au 10ème rang sur 27, devant les pays du sud de l'Europe. Les réformes sur la transparence de la vie publique, entreprises après le scandale du compte suisse de l'ex-ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, n'ont sans doute pas encore eu le temps de porter pleinement leurs fruits. Ainsi, leur bilan est jugé "globalement positif" mais, relève Transparency, "si la lutte contre la corruption semble enfin devenue une priorité politique, on reste cependant encore au milieu du chemin : un grand nombre de dispositions, aujourd'hui inscrites dans la loi, sont soumises à l'adoption ultérieure de décrets d'application". Et selon un sondage BVA réalisé par l'association, 90% des Français interrogés considèrent que la corruption est un problème dans le secteur public, les partis politiques restant perçus comme les plus touchés par le phénomène (devant les entreprises, les médias, le Parlement, l'administration ou la police).   Les efforts de la Grèce commencent à payer   Au sein de l'Union européenne, l'Espagne se distingue en dégringolant de la 30ème à la 40ème place, alors qu'à l'inverse, la Grèce (qui part certes de plus bas) a amélioré sa position, en passant de la 94ème à la 80ème. En Grèce, où la crise financière était liée à un haut degré de corruption et à des mensonges sur la dette réelle du pays, le gouvernement semble avoir enfin attaqué le mal à sa racine en engageant des poursuites judiciaires et en nommant un responsable anti-corruption qui travaille étroitement avec le Premier ministre. Au contraire, l'Espagne n'a pas apporté pour l'instant de réponse sérieuse à la multiplication des scandales qui éclatent à la faveur de la crise économique. De façon plus prévisible, le bas du classement mondial de Transparency international est occupé par l'Afghanistan, la Corée du Nord, le Soudan et la Somalie, accompagnés de la Syrie, la Libye, le Tchad, la Guinée équatoriale, la Guinée-Bissau, Haïti, le Turkménistan, l'Ouzbékistan ou encore le Yémen....   Le classement de Transparency international est établi à partir de données recueillies par 13 institutions internationales, parmi lesquelles la Banque mondiale, les banques asiatique et africaine de développement ou encore le Forum économique mondial. Il en ressort un indice compris entre zéro pour un pays perçu comme "hautement corrompu" et 100 pour un pays considéré comme "très vertueux".