La France et la Grande-Bretagne souhaitent un compromis sur le budget européen

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La France et la Grande-Bretagne souhaitent un compromis sur le budget européen
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Même si les discussions s'annoncent serrées...

Les négociations sur le budget de l'Union européenne pour la période 2014-2020 s'annoncent compliquées, mais un compromis sera trouvé, promettent les différents acteurs qui se réuniront en Conseil jeudi et vendredi, à Bruxelles. Certaines coupes budgétaires inacceptables aux yeux de la France La présidence du Conseil européen propose de fixer le budget à 973 milliards d'euros pour la période, en baisse de quelque 77 milliards par rapport au précédent budget pluriannuel 2007-2013. Or, si la France est consciente de la nécessité de réduire la voilure, elle estime qu'un certain nombre de points doivent être rediscutés."Nous considérons que les propositions qui ont été faites concernant la PAC - politique agricole commune - sont inacceptables, comme un certain nombre de coupes sur la cohésion", a confié le ministre français des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, dans une interview à Reuters. La présidence du conseil européen prévoit une réduction supplémentaire de 14,5 milliards d'euros du budget de la PAC mais aussi une baisse de 17 milliards pour les politiques de "cohésion", qui profitent surtout aux pays d'Europe de l'Est. Des politiques qui sont porteuses de croissance, selon Bernard Cazeneuve. "Les coupes budgétaires ne peuvent pas être le seul objectif de la négociation", fait-il valoir. Bras de fer en vue avec la Grande-Bretagne? Londres a d'ores et déjà fait savoir qu'elle pourrait opposer son véto, si le budget ne prévoyait pas d'importantes coupes budgétaires et qu'il présentait des risques pour les contribuables britanniques. "Nous pensons que nous pouvons nous entendre", a confié une source proche du Premier ministre, David Cameron, à l'agence Reuters. De son côté, Bernard Cazeneuve se refuse à conclure un accord sans les Britanniques. "Nous ne le souhaitons pas (...) c'est à la Grande-Bretagne de se déterminer, de dire si elle souhaite assouplir ses positions ou pas", a-t-il fait valoir.