La France aura jusqu'en 2015 pour ramener son déficit sous les 3% du PIB

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La France aura jusqu'en 2015 pour ramener son déficit sous les 3% du PIB
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La Commission européenne a donné son feu vert...

Alors que Bercy espère ramener son déficit sous les 3% du PIB l'an prochain, la Commission européenne, qui a revu ses prévisions ce vendredi, estime qu'il grimpera à 4,2% après -3,9% cette année. Jusqu'ici, Bruxelles tablait sur un déficit à -3,7%. "Une partie des mesures destinées à financer le crédit d'impôt compétitivité emploi doivent encore être précisées", explique Bruxelles. Par ailleurs, certaines recettes fiscales exceptionnelles ne seront pas reconduites l'an prochain. Parallèlement la dette continuera de progresser. Un délai supplméentaire de deux ans Dans ce contexte et en pleine remise en cause de la politique d'austérité menée au sein de l'Union européenne, le commissaire Olli Rehn a indiqué en fin de matinée que la France disposera d'un délai supplémentaire de deux ans, soit jusqu'en 2015, pour ramener le déficit budgétaire sous le seuil des 3%, conformément au pacte de stabilité. Une décision saluée par le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici. Légère récession en 2013 Du côté des prévisions de croissance, celles de Bruxelles sont légèrement inférieures à celles de la France: la Commission table sur une faible récession cette année à -0,1% après une reprise en 2014 à +1,1%. De son côté, le ministère de l'Economie prévoit une croissance de +0,1% en 2013 et +1,2% l'an prochain. Le FMI se montre plus pessimiste, visant une contraction à -0,1% cette année et une légère croissance en 2014 (+0,9%). Chômage : pas d'inversion en vue Si les membres du gouvernement ne cessent de répéter que l'objectif est d'inverser la courbe du chômage à la fin de l'année, force est de constater qu'il sera difficilement tenable. D'après la Commission, son taux passera de 10,2% fin 2012 à 10,6% fin 2013, avant de grimper à 10,9% l'an prochain, et ce, malgré les réformes en cours notamment avec la loi sur la sécurisation de l'emploi. "Dans ce contexte de crise, les entrepreneurs cherchent à restaurer leur productivité avant de porter leurs efforts sur la création d'emplois", explique Bruxelles.