La Fédération Française du Bâtiment n'entrevoit pas de reprise avant la fin 2014

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La Fédération Française du Bâtiment n'entrevoit pas de reprise avant la fin 2014
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L'année 2012 s'est révélée moins mauvaise que prévu...

La Fédération Française du Bâtiment (FFB) a dressé ce mercredi un bilan un peu meilleur que prévu de l'année 2012 pour le secteur de la construction neuve. "L'année 2012 s'est révélée moins mauvaise que prévu, avec une baisse de l'activité limitée à 1,2% en volume, et non pas de 1,9% comme nous l'avions craint en novembre 2011", a expliqué le Président de la FFB, Didier Ridoret. Revenus en baisse L'écart s'explique par un second semestre moins difficile qu'anticipé, notamment en ce qui concerne l'amélioration-entretien. Conséquence de cette moindre baisse, les entrepreneurs ont tout fait pour préserver, comme les années précédentes, l'emploi qui ne devrait reculer que de 14.500 postes en moyenne annuelle, y compris intérim en équivalents-temps plein, soit une baisse de 1,1%, contre -35.000 redouté initialement par la Fédération. Ce constat n'empêche les professionnels du bâtiment de s'alarmer sur le contexte général de 2012 qui pèsera lourdement sur l'activité de l'année prochaine. "Avec une croissance atone, un taux de chômage qui dépassera durablement la barre symbolique des 10%, un moral des ménages et des investisseurs en berne, un accès aux sources de financement plus restreint ainsi qu'un net durcissement de l'environnement institutionnel, il est hélas difficile de fonder de grands espoirs pour notre secteur !" prévient Didier Ridoret en rappelant que les habituels délais de production amplifieront le fort recul des mises en chantier en 2012 pèsera de tout son poids sur l'activité en 2013. Mesures fiscales restrictives Le recul des mises en chantier sur l'année 2012 est anticipé par la FFB à 14,8% pour les maisons individuelles et à -23,6% pour les logements collectifs. Globalement, les mises en chantier enregistrent une baisse de près de 20% par rapport à 2011, pour atteindre de l'ordre de 340.000 logements. En conséquence, Didier Ridoret craint une nouvelle baisse de la production de 3,5% en volume en 2013 avec une poursuite du repli des logements mis en chantier (-7%) autour de 315.000. Ce niveau se rapprocherait d'ailleurs des plus bas historiques d'un peu moins de 300.000 logements au cours des années 1992 à 1997. Dans ces conditions, Didier Ridoret n'entrevoit pas de reprise dans le bâtiment avant la fin 2014 et déplore les mesures fiscales et réglementaires restrictives qui pleuvent sur le secteur de l'immobilier depuis 2011. "Comment croire, dans ces conditions, que les objectifs du gouvernement de 500.000 logements neufs, dont 150.000 sociaux, restent envisageables, ne serait-ce que du fait du relèvement de 7 à 10% du taux réduit de TVA ?", s'interroge le Président de la FFB.