La droite salue le renoncement de Pierre Moscovici sur le salaire des grands patrons

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La droite salue le renoncement de Pierre Moscovici sur le salaire des grands patrons
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Pierre Moscovici préfère s'en remettre en la matière à "une autorégulation exigeante"

Les critiques n'ont pas tardé suite à l'annonce faite par Pierre Moscovici concernant les revenus des grands patrons : ils ne seront finalement pas encadrés par une loi... La droite applaudit, la gauche pleure Au sein de l'UMP, l'annonce du ministre de l'Economie a été saluée. "C'est bien qu'il renonce à limiter les salaires du patron et que ça se fasse dans un cadre du conseil d'administration ça me convient plutôt mieux", a déclaré le député Christian Jacob sur RTL. Pour le député UMP Henri Guaino qui s'est exprimé sur Canal Plus, les socialistes reconnaissent "une fois de plus qu'ils avaient menti". En revanche, les élus de gauche grincent des dents... "Ce n'est pas une reculade, mais à l'évidence, on n'est pas au niveau que nous nous étions nous-mêmes fixé", a regretté sur i-Télé, le député PS Jean-Christophe Cambadélis. Le co-président du Front de gauche, Jean-Luc Mélenhon est bien plus sévère à l'égard de l'exécutif : "Moscovici vient de lâcher la bride aux salaires des patrons (...) Le pouvoir d'achat de la population recule. Mais les grands patrons pourront continuer à s'augmenter sans limites", écrit-il dans un communiqué publié sur son blog. Seul le public est concerné Dans un entretien accordé aux 'Echos', le ministre de l'Economie explique que le gouvernement préfère s'en remettre en la matière à "une autorégulation exigeante". "Il n'y aura (donc) pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises". Pierre Moscovici a ainsi rencontré les dirigeants du Medef et de l'Afep, et leur a demandé de "présenter rapidement un renforcement ambitieux de leur code de gouvernance". Il a en outre prévenu que "si les décisions annoncées ne sont pas à la hauteur, nous nous réservons la possibilité de légiférer". Lors de sa campagne présidentielle, François Hollande avait pourtant promis d'imposer "aux dirigeants des entreprises publiques un écart maximal de rémunérations de 1 à 20". Cette promesse a été tenue, mais contrairement aux voeux de bon nombre d'élus de gauche, elle ne sera donc pas étendue aux patrons du secteur privé...