La direction de Mittal "choquée", Arnaud Montebourg nuance ses propos

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La direction de Mittal "choquée", Arnaud Montebourg nuance ses propos
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Une rencontre serait prévue demain à l'Elysée entre le président de la République, François Hollande et Lakshmi Mittal

"Nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France". Les propos du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg ont "extrêmement choqué" la direction d'ArcelorMittal, qui s'est confiée au journal 'Le Monde'. Le PDG du groupe, Lakshmi Mittal, "préfère pour l'heure croire que ces propos n'engagent que le bouillonnant ministre", écrit le quotidien, dans son édition datée du 27 novembre. Mittal ne veut pas vendre l'intégralité du site Arnaud Montebourg, a de son côté nuancé ses propos ce lundi après-midi, via le réseau social Twitter. "Je tiens à indiquer que la présence industrielle de Mittal en France n'est pas en cause. Ce sont les méthodes de Mittal, les menaces proférées à l'encontre des 20.000 salariés vendredi qui ne sont pas acceptables", a-t-il indiqué. En fin de semaine dernière, la direction a opposé une fin de non-recevoir au gouvernement qui a dit avoir reçu deux offres, mais sur un périmètre plus large que celui initialement fixé par Arcelor, à savoir les hauts-fourneaux ainsi que la cokerie. Pour ArcelorMittal, céder l'intégralité du site de Florange "mettrait en péril la viabilité du reste des activités en France où le groupe emploie 20.000 salariés". Une rencontre prévue demain avec François Hollande Pour tenter de trouver un terrain d'entente, une rencontre serait prévue ce mardi à l'Elysée, entre le président de la République, François Hollande et Lakshmi Mittal, toujours d'après 'Le Monde'. Ce dernier devrait mettre en avant le fait "qu'il a joué le jeu et accepté un délai pour laisser le temps au gouvernement de trouver un repreneur". En octobre, ArcelorMittal avait annoncé la fermeture pure et simple des deux hauts fourneaux de Florange, avant d'accepter la demande de Bercy. La date-butoir des dépôts de dossiers a été fixée au 1er décembre. Si aucune solution n'est trouvée d'ici là, le plan de redressement d'ArcelorMittal s'appliquera automatiquement, rappelle 'Le Monde'.