La deuxième conférence sociale démarre aujourd'hui

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La deuxième conférence sociale démarre aujourd'hui
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L'emploi et les retraites seront au coeur des discussions...

Un an après la première conférence sociale du quinquennat de François Hollande, les partenaires sociaux ont rendez-vous jeudi et vendredi pour une deuxième édition, dans un climat tendu. Six tables rondes sont au programme, consacrées aux retraites, ou à l'emploi, afin de plancher sur les réformes à venir. Les retraites devraient être au premier plan, après la remise la semaine dernière du rapport Moreau, très décrié par les syndicats. Interrogé par 'Metronews', Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, estime que "le dossier des retraites ne va pas être trop difficile car il n'y pas de recherche d'un accord signé et assumé par le patronat et les syndicats. C'est le gouvernement qui va décider. De plus, il cherche 7 milliards d'euros, soit le quart de ce qu'a rapporté la réforme de 2010. Donc je pense que le gouvernement peut y arriver". Selon lui, "le gouvernement va être tenté d'augmenter les cotisations contre l'avis du patronat". Climat "différent" Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly a évoqué mercredi un climat "différent" de celui qui avait entouré la première conférence sociale de juillet 2012. "Il y a des problèmes de pouvoir d'achat qui ont grimpé, le chômage a explosé, on est en récession, c'est le climat d'aujourd'hui... Il y a une politique que je qualifie de restrictive", a-t-il dit à la presse. Le leader de la CFTC, Philippe Louis, a déclaré à Reuters ne pas voir de si grande différence entre les syndicats "réformistes" et les "clivants"..."On ne peut vouloir le dialogue social et n'être que dans la contestation, mais je pense qu'en France tout le monde est effectivement pour ce dialogue social", a-t-il dit. "Alors il y a des clivages qui se font, mais on voit que sur les dossiers, le clivage n'est pas aussi profond et qu'on peut chacun faire avancer les dossiers même si au bout du compte, tout le monde ne signe pas...".