La croissance africaine devrait rebondir cette année

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La croissance africaine devrait rebondir cette année
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Elle est attendue à +4,5% après +3,5% en 2011...

En Afrique, la croissance économique devrait rebondir à +4,5% en 2012 et +4,8% en 2013 après +5% en 2010 et +3,4% en 2011, d'après un rapport sur les perspectives économiques établi par l'OCDE, la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). "Dans de nombreux cas, la croissance ne suffira pas pour réduire significativement la pauvreté", préviennent toutefois les auteurs du rapport. L'Afrique du Nord, particulièrement touchée par les révolutions arabes devrait renouer avec la croissance cette année (+3,1% après +0,5% en 2011), alors que la région Ouest conservera des taux élevés (+6,7%). Malgré la crise alimentaire qui a touché les pays de l'Est, la croissance y est estimée à +5% après +6% en 2011. Enfin, le PIB devrait encore croître de 5% cette année en Afrique Centrale et légèrement progresser en Afrique Australe (4% après +3,5%). L'agriculture reste le principal secteur économique dans les pays africains en termes d'emplois mais elle ne représente que 30% du PIB, notamment en raison de la concurrence des pays développés qui disposent d'importantes subventions. Les services sont en plein essor, à l'image des télécommunications ou des services financiers alors que le tourisme occupe une place importante dans des pays comme l'Egypte, la Tunisie et le Kenya, tant que les conditions de sécurité y sont assurées. Enfin l'industrie manufacturière est peu présente sur le continent africain (moins de 10% du PIB en moyenne, jusqu'à 15-20% au Maroc, Tunisie, Zimbabwe...). Des perspectives de croissance qui restent toutefois soumises à des risques, à commencer par une moindre demande en provenance de la zone euro, mais aussi en cas de déstabilisation du continent pas certains pays : la Tunisie, l'Egypte et la Libye seront suivis de près, prévient le rapport. Enfin, les conditions climatiques défavorables pourraient affecter la production agricole et donc la sécurité alimentaire de certains pays.