La Cour des comptes critique la gestion du marché portant sur le nouveau RER A

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La Cour des comptes critique la gestion du marché portant sur le nouveau RER A
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La RATP n'aurait pas fait jouer la concurrence, pour répondre à une "promesse présidentielle"

Le marché portant sur le renouvellement de 65 rames du RER A, fait l'objet d'un rapport critique de la Cour des comptes, révèle mardi le quotidien 'Le Monde'. La commande passée par la RATP en avril 2009, auprès d'Alstom-Bombardier "n'a pas permis de faire jouer "ouvertement la concurrence", écrit le journal, citant des extraits du document. "Respecter la commande présidentielle" Les Sages de la rue Cambon pointent notamment du doigt le choix du PDG de la RATP, Pierre Mongin, de commander "un matériel aussi proche que possible" de celui qui existait déjà sur la ligne (construit par Alstom Bombardier) afin de "respecter la promesse présidentielle" de livrer ces rames "en un temps record". Elles avaient été inaugurées en décembre dernier, à quelques mois de l'élection présidentielle. Ce délai n'aurait pas permis aux concurrents potentiels de fournir une offre éligible. "Dissuader le dépôt d'offre trop onéreuse" La Cour des comptes critique par ailleurs la méthode employée par la direction de la RATP auprès de son Conseil d'administration : elle leur a présenté "des coûts prévisionnels très inférieurs à l'estimation réelle (...) en toute connaissance de cause", cite le quotidien 'Le Monde', expliquant que cela avait pour but de dissuader le dépôt d'offres dont le coût aurait été top élevé. La Cour des comptes se demande tout simplement si "le bas niveau de l'estimation n'a pas contribué à dissuader les industriels autres qu'Alstom-Bombardier de déposer une offre", écrit 'Le Monde'...